Donald Dupel a livré un puissant témoignage pour mousser le bénévolat au sein de la communauté. (Photo:Yannick Boursier)
«Nous, citoyens, avons un devoir moral d’aider nos proches»
Donald Dupel lance un appel au bénévolat
Une société sans bénévoles, c’est difficile à imaginer. Pourtant, de moins en moins de personnes s’engagent envers la communauté, ce qui commence à inquiéter des bénévoles de longue date, comme l’ancien conseiller d’Aylmer, Donald Dupel.
Président d’honneur de la soirée de reconnaissance des bénévoles dans le secteur Aylmer, M. Dupel a lancé un appel à la population pour qu’elle continue de travailler dans la communauté. «Nous, citoyens, avons un devoir moral d’aider nos proches», a-t-il lancé.
«S’il n’y a pas de bénévolat, il n’y aura rien, ajoute-t-il. Ça prend des bénévoles pour tenir des activités. Ce que j’ai peur, avec la nouvelle génération, c’est qu’il n’y en aura plus de bénévolat. Les gens sont trop occupés.»
Voilà plusieurs années, le bénévolat était quelque chose qui se passait des parents aux enfants. Souvent, les parents s’engageaient dans une activité comme bénévole parce que les enfants y participaient. Et quand les enfants avaient fini, ils continuaient quand même.
C’est cette situation que l’on ne retrouve plus selon Donald Dupel. «Les parents continuent d’être impliqués dans les activités des jeunes, mais aussitôt que les jeunes arrêtent, les parents lâchent. Ils doivent continuer pour aider les autres jeunes.»
Trouver du temps
Donald Dupel est conscient que la société d’aujourd’hui est différente de celle où il a commencé à s’engager bénévolement. La vie professionnelle a pris beaucoup plus de place et les gens sont beaucoup plus occupés qu’avant et courent partout.
Il croit tout de même qu’il est possible de trouver du temps pour les autres. «De nos jours, la vie demande beaucoup plus sur le plan familial et professionnel, mais il serait important de retrouver du temps pour aider les autres. Le bénévolat demande définitivement des sacrifices, mais les récompenses personnelles sont sans limites.»
«La plus grande récompense d’un bénévole est simplement la reconnaissance qu’il fait du bon et du bien pour les autres et pour la communauté. Voilà la rémunération ultime du bénévolat. Ceux qui font du bénévolat, savent ce à quoi je fais référence. Pour les autres, je suis persuadé qu’il y a un vide. Alors faite le geste et impliquez-vous, il y a des gens qui ont besoin de vous.»