Le préposé aux denrées, Pierre Brazeau, ainsi que la coordonnatrice Lucie Carrier, devant une foule d'aliments qui ne restent très souvent que peu de temps sur les tablettes. (Photo:Daniel LeBlanc)
Quand le plaisir de manger devient source d'entraide...
Visite à la Mie de l'Entraide
Auparavant connu sous le nom de Centre de dépannage alimentaire de Buckingham, la Mie de l'Entraide est un organisme sans but lucratif qui a pignon sur rue depuis près de quatre ans déjà et qui offre des denrées alimentaires aux gens dans le besoin. Avec une demande constamment en hausse de la part des familles, ce n'est d'ailleurs pas demain la veille que le service offert n'aura plus sa raison d'être. Portrait d'un endroit accueillant.
«La faim, c'est la chose la plus importante, c'est vraiment la base», affirme d'emblée la coordonnatrice de la Mie de l'Entraide, Lucie Carrier, lorsqu'on la questionne à savoir ce qui fait la marque de l'organisme. La mission principale, pour elle et ses deux employés, le préposé aux denrées Pierre Brazeau et l'animatrice des cuisines collectives Tammy Lalonde, est de supporter les personnes dans le besoin en leur offrant une quantité de nourriture équivalente à environ trois jours.
Desservant les secteurs Buckingham et Masson-Angers ainsi que les municipalités de Mayo et L'Ange-Gardien, l'organisme, qui a changé d'appellation à l'automne dernier en raison des nombreux projets alternatifs qui ne correspondaient plus exactement à l'ancien nom, demande aux gens une preuve de résidence, une preuve de revenus ainsi qu'une photo pour qu'ils puissent avoir accès aux services.
La coordonnatrice de l'organisme, qui rappelle qu'elle peut compter sur de très bons partenaires, voue une grande admiration pour la boulangerie Weston, qui offre du pain à volonté à la Mie de l'Entraide. «C'est un don précieux, car le pain c'est la base de notre alimentation», dit-elle.
La faim, est-ce un sujet tabou dans la société? Oui et non, selon Mme Carrier, qui croit que les médias n'en parlent pas assez et que l'on doit sensibiliser les gens au fait que c'est tout au long de l'année que l'aide est nécessaire, et non pas seulement en période de festivités. Par contre, elle considère que la population est très généreuse.
Mme Carrier, lorsqu'on lui demande si elle a un beau souvenir depuis son entrée en fonctions il y a un an, se remémore le jour où un monsieur, qui avait reçu de l'aide de leur part, est venu par après la remercier parce qu'il s'était trouvé un emploi et volait maintenant de ses propres ailes. Il lui a même donné un billet de 20$ afin qu'elle achète des denrées alimentaires. «Ça a été une belle reconnaissance», de dire Lucie Carrier.
La mise en place d'un jardin communautaire est l'un des projets à venir pour l'organisme, qui tentera de localiser un terrain en collaboration avec la ville de Gatineau.
La Mie de l'Entraide offre ses services du mardi au vendredi inclusivement, de 9h à midi et de 13h à 15h30.