Gurrooves promet de nous faire bouger.
À la découverte des trésors de la relève
«Dans la relève, il y a des trésors à découvrir». Sortie tout droit de la bouche de France D'Amour, cette remarque ne peut qu'être encourageante pour ceux et celles qui caressent le rêve de rouler leur bosse dans le domaine artistique tout comme elle le fait depuis plusieurs années.
«Pour moi, la relève est très intéressante, inspirante et foisonnante», dit celle qui a accepté sans hésitation d'être porte-parole de l'événement Gatineau prend la scène, un événement qui permet à des jeunes de la région de recevoir une formation de quelques jours sur le milieu artistique, avant de se produire sur la scène de la Maison de la culture, jeudi soir. Les participants auront également la chance de dîner en compagnie de la marraine de l'événement, qui a promis de répondre aux meilleurs de ses connaissances à toutes les questions qu'ils peuvent avoir sur le métier.
La Revue s'est entretenue avec les formations Ambydex et Gurooves, ainsi qu'avec l'auteur-compositeur-interprète Stéphane Caron, pour en apprendre davantage sur leur musique et leurs attentes face à cette expérience.
Gurooves: pour que ça bouge
Maxime, Tyler, Charles, Benjamin et Pierre-Maxime se connaissent depuis longtemps. Les deux derniers partagent d'ailleurs autre chose que la musique, puisque ce sont des frères. Alors qu'ils ont tous étudié à la polyvalente de l'Érablière et qu'ils font tous de la musique depuis plusieurs années, ce n'est qu'il y a un an que la formation Gurooves est née.
Pourquoi Gurooves? «C'est un mélange de gourou et de groove», explique Maxime Bérubé, le chanteur. Gurooves donc, parce que la formation veut obliger les gens à bouger.
Pour arriver à leurs fins, les membres du groupe puisent dans des influences diverses, allant du reggae au rock en passant par toute la gamme musicale. Écrites pour la majorité dans la langue de Molière, leurs compositions traitent de sujets variés, avec des textes parfois engagés, parfois détachés: «Je trouve ça plate quand toutes les chansons parlent du même sujet», admet Maxime, qui écrit les textes francophones, tout en laissant Tyler St-Jean s'occuper des compositions anglophones.
Rejoint au bout du fil à la veille du début des formations, Maxime s'est avoué peu nerveux en ce qui concerne le déroulement de la semaine, mais admet l'être pour le spectacle de jeudi. Toutefois, il promet que le plaisir sera au rendez-vous: «Ce n'est pas une compétition, on est tous là pour s'entraider et avoir du fun!»
Ambydex dans la démarche et dans le style
Deux des membres de la formation sont gauchers, les deux autres sont droitiers: l'ambidextrie de ce groupe s'explique donc dans leur capacité manuelle, mais également dans leurs influences: «Notre style est difficile à expliquer, note Marco, chanteur et guitariste du groupe. C'est du rock francophone avec une tendance ska et un peu de populaire».
Formé il y a deux ans, Ambydex est formé de Benoît Bourdage, Marc-Olivier Leblanc, Alexandre Gareau et Pierre-Yves Lemieux. Trois d'entres eux ont fréquenté la même école primaire, et tous les quatre se sont retrouvés au secondaire. Maintenant étudiants au Cégep, ils avouent avoir élargi leur source d'inspiration et écrivent des textes moins engagés qu'avant.
Chose certaine, le groupe aimerait bien sortir un cd d'ici la fin de l'année. L'expérience acquise à Gatineau prend la scène leur sera certes utile, en plus de leur faire vivre une expérience bien enrichissante: «Jouer sur la scène de la Maison de la culture, on l'a déjà fait lors d'un gala mais ce n'était pas la même chose, ce sera une toute autre ambiance, plus professionnel disons», conclut Marco.
Stéphane Caron: quand l'auteur rencontre l'interprète
Lorsque joint au téléphone, Stéphane Caron semblait bien emballé de tout ce qui lui arrivait: «Je joue avec des musiciens professionnels depuis une semaine!», dira d'emblée l'auteur-compositeur-interprète, qui se définit comme un chanteur à texte.
C'est d'ailleurs l'écriture qui l'a mené où il est rendu aujourd'hui. «Je n'étais pas certain que je voulais chanter au début», avoue celui qui a participé à divers concours, dont celui de Ma première place des Arts et de Petite-Vallée. C'est grâce à l'enregistrement de certains démos et à de nombreux commentaires positifs de la part de son entourage que l'auteur a tranquillement laissé une place à ses côtés pour l'interprète.
Il espère d'ailleurs que sa présence sur la scène de la salle Odyssée lui donnera une certaine visibilité. «C'est aussi pour l'expérience d'être sur une scène comme celle-là et de faire un spectacle dans un contexte professionnel, mentionne-t-il. C'est très encourageant, ça donne l'impression de faire un pas de plus dans la bonne direction.»
Pour découvrir les trésors
France D'Amour a entendu de courts extraits de tout le talent de ces jeunes Gatinois à l'occasion de la conférence de presse qui annonçait la programmation hivernale de la Maison de la culture, mais a bien hâte de les revoir sur la scène: «Ils m'ont juste titillé, maintenant, j'ai bien hâte de les entendre pour de vrai!»
Pour entendre le talent de la relève, rendez vous à la Maison de la culture, jeudi le 25 janvier à 20h. Billets en vente au coût de 15$. Pour informations, 819 243-2525. La formation Servantes assurera la première partie du spectacle.