Le réalisateur Ricardo Trogi et la comédienne Myriam LeBlanc ne sont pas peu fiers du succès de la nouvelle télésérie Les étoiles filantes. (Photo:Daniel LeBlanc)
Une galaxie fort attachante entre dans votre salon!
«Les Étoiles filantes» sur les ondes de la SRC
Imaginez pendant quelques secondes retrouver votre meilleur ami vingt ans plus tard, ce dernier installant ses pénates dans votre cour arrière et vivant dans une roulotte. Il vous annonce ensuite qu’il souffre du cancer et qu’il n’a que quelques mois à vivre…Teintée d’humour, de liberté, de franc-parler, d’amitié en passant par de dures émotions, la nouvelle télésérie Les Étoiles filantes risque fort de faire jaser dans les chaumières...
Parmi toutes les nouveautés présentées au petit écran québécois en cette saison hivernale, cette nouvelle série est certainement à ne pas manquer si l’on veut agrémenter nos soirées. C’est l’histoire d’un petit groupe de quadragénaires qui, ayant formé un groupe nommé Météores à l’époque, se retrouvent des années plus tard et chamboulent leur quotidien en réalisant qu’ils ont des manières bien divergentes de voir la vie.
La dramatique Les Étoiles filantes, créée par l’auteur François Archambault et réalisée par Ricardo Trogi, a été tournée de juin à septembre dernier et a nécessité environ trois jours et demi de travail par épisode. C’est à près de 700 scènes différentes que les amateurs de télé auront droit puisque la télésérie sera en ondes pendant 13 semaines.
Pourquoi le réalisateur Ricardo Trogi, qu’on a découvert grâce à sa participation à La Course Destination Monde 1994-1995, a-t-il embarqué dans ce projet?
«Ses propos et son type de dialogues me plaisent beaucoup», de dire Ricardo à l’endroit de François Archambault, qui a reçu il y a trois ans le Masque du meilleur texte original pour La société des loisirs.
La participation à cette télésérie aura apporté beaucoup d’effets bénéfiques à la comédienne Myriam LeBlanc, qui campe le rôle de Sonia Dubeau, qui était à l’époque la voix du groupe musical, au milieu des années 80. Son personnage ayant une force de caractère spectaculaire et étant une boule d’énergie, ce fut donc tout un revirement de situation pour la jeune femme, qui avait jusque là tenu des rôles fort différents dans La Promesse, à TVA, ainsi que dans la série Chambre no 13. «Il y a sûrement des petites facettes du personnage qui sont près de moi», avoue-t-elle, prenant toutefois le soin de préciser que contrairement à Sonia Dubeau, elle a toujours pensé aux autres avant de s’attarder à elle-même.
Les étoiles filantes, en plus de mettre en vedette des têtes d’affiche habituelles de notre petit écran comme Normand Daneau, Stéphane Crête et Marie-Hélène Thibault, sera aussi une occasion pour les fervents de la série de voir des comédiens dont la réputation n’est plus à faire tels Michel Dumont, France Castel ainsi que Louisette Dussault.
D’ailleurs, l’action de côtoyer une telle brochette d’acteurs a causé un peu de stress à Myriam LeBlanc, qui avoue ne pas s’être frottée à n’importe qui. «Je me suis dit qu’il fallait que je sois très bonne afin de leur rendre l’appareil», dit-elle.
Qui dit télévision dit aussi cotes d’écoute, à l’heure actuelle. Le sujet était donc incontournable lorsque votre journaliste a rencontré Ricardo Trogi et Myriam LeBlanc.
«On n’est pas obligé de réfléchir au quotidien de la même manière», lance la comédienne par rapport à l’obsession qu’a le milieu télévisuel à récolter des audiences grandioses. Selon elle, ça demeure une donnée relative malgré le fait que cela génère davantage d’argent. À leurs deux premières soirées de diffusion, Les étoiles filantes a récolté une cote d’écoute moyenne de 756 000 personnes.
Questionnée à savoir si elle aime se voir à l’écran après les tournages, un cliché bien connu dans le domaine, Myriam LeBlanc reste humble et reposée. «L’important, c’est de trouver son confort là-dedans», croit celle qui s’est méritée le rôle après avoir été la première à auditionner.
Ricardo Trogi, qui a aussi apposé sa signature de réalisateur aux populaires longs-métrages Québec-Montréal et Horloge biologique, confirme que le tournage s’est avéré très drôle. «Une fois sur cinq, les répliques des comédiens étaient gardées à l’écran», dit-il, le sourire aux lèvres en regardant sa collègue.
L’interprète de Sonia Dubeau promet que la série, en plus d’avoir un grand brin d’humour, nous touchera et risque même de faire couler quelques larmes dans les milliers de salons.
Rien n’est officiel pour le moment, mais si tout va bien, une seconde saison de la série pourrait être tournée dans les mois à venir.
Vous pouvez suivre les aventures des personnages de la télésérie tous les jeudis soir, à 19h30, à Radio-Canada.