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Des morceaux d'amour démasqués pour la St-Valentin?

Le dynamique Théâtre Dérives Urbaines offre un bal masqué

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 9 février 2007 à 5:15
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Des morceaux d'amour démasqués pour la St-Valentin?
Les comédiens sont prêts à se glisser dans la peau des personnages imaginés par le Théâtre Dérives Urbaines.
Des morceaux d'amour démasqués pour la St-Valentin?
Le dynamique Théâtre Dérives Urbaines offre un bal masqué
Pour leur troisième tranche de Morceaux d'amour, les petites boules d'émotions et de dynamite du Théâtre Dérives Urbaines vous aimantent dans leur atmosphère romantico-burlesque à La Basoche pour la St-Valentin.
Malgré un temps de répétition trop court, qui les fait sourire plus que pleurer, les créateurs de ce bal masqué sans barrières, Magali Lemèle, Mathieu Charrette, la directrice artistique Catherine Rousseau, Guillaume Houët et Luc Moquin ont complètement changé leur façon de bosser. Alors que le deuxième volet comprenait trois mini-productions bien distinctes, cette nouvelle formule en compte dix. L'écriture s'est faite en gang autour du cercle «vicieux» de l'amour.

Luc Moquin décrit cette tentative comme un kaléidoscope, une avalanche de flashs, des situations où l'intro et la conclusion ne sont pas des ultimatums. L'espace est identique pour les dix scènes (on passe de la drague au western, en flirtant avec le parachutisme et le vaudeville!), un non-lieu qui casse le rythme habituel des productions longilignes. «Notre défi était de faire ce qu'on ne faisait pas avant. Alors au lieu de faire des scènes qui parlent du bal masqué, l'ensemble du spectacle sera un bal masqué imaginaire.» À noter que vous pouvez venir masqué...

Au sens figuré, ce Morceaux d'amour III est une métaphore des jeux et difficultés de l'amour. Le bal masqué est un endroit chaud et intriguant, où les regards d'inconnus se croisent, où les possibilités de lâcher la bride sont infinies. Les comédien(nes) Nathaly Charrette, Marc-André Charette, Geneviève Couture, Stéphane Gravel et Richard Léger n'attendent que la première pour le prouver!

Cette absence de limites est peut-être une tare sur papier, mais en réalité, c'est de l'adrénaline productive pour Dérives Urbaines. Et ce qui les empêche de s'éparpiller est le fait qu'ils aient choisi de travailler à deux metteurs en scène pour les dix morceaux, au lieu de trois pour trois comme l'an dernier. Guillaume Houët considère que la ligne est plus droite et que l'imagination peut mieux se faufiler dans ce marathon, qui est maintenant devenu une tradition pour la bande. «Et le fait que ça se déroule sur deux soirs, eh bien cet éphémère donne une touche au spectacle!», pense le spécialiste des éclairages.

Une course contre la montre qu'adorent Catherine Rousseau et Magali Lemèle. «C'est une urgence intéressante, tous ces comédiens qui vont et viennent. C'est pour cela qu'on a pris des gens d'expérience, on n'avait pas le choix de prendre des comédiens chevronnés et généreux pour ne pas se casser la margoulette...» Ce n'est certes pas le temps d'enfiler ses pantoufles et de ronronner en répétitions!

«On est conscient de ce qui s'en vient, rassure Catherine Rousseau. C'est un projet de fou, mais ce sera un très bon spectacle.» «L'élastique est étiré au maximum. C'est un luxe qu'on ne pouvait pas se permettre, mais on se le permet quand même!», poursuit Luc Moquin.

Magali Lemèle est fière de ce que la troupe a accompli, que ce soit en retraite d'écriture ou lors du peaufinage des personnages. Dérives Urbaines visite les vieux principes théâtraux d'un autre œil, en les mariant du coq à l'âne avec des trucs plus modernes. Ils utiliseront la parodie, la tendresse, le classique, pour faire ressortir une fois de plus ce symbole du cœur bien rouge et bien pompant. Tous les chemins mènent à la poitrine après tout...
«Morceaux d'amour III: le bal masqué» est présenté les 13 et 14 février à 20h à La Basoche, 120, rue Principale, secteur Aylmer. Billets: 819 595-7455.

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