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Une baisse de qualité à SAJO si...

Jessy Laflamme par Jessy Laflamme
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Article mis en ligne le 8 février 2007 à 14:40
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Une baisse de qualité à SAJO si...
Le directeur général de SAJO, Marius Fournier, la coordonnatrice de BO2, Josée Bouchard, un élève de LJP, Jasmin Corbeil Dupuis, le directeur de l'école secondaire LJP, Michel Gobeil et le commissaire et bénévole à SAJO, Raymond Ménard. (Photo:Jessy Laflamme)
Une baisse de qualité à SAJO si...
SAJO devra implanter son projet Bouffée Oxygène Ados Petite-Nation (BO2) au Patro de Fort-Coulonge et au Relais des jeunes Gatinois à Gatineau afin de poursuivre ses activités dans la MRC Papineau.
«Nous avons subi lors des trois dernières années, des compressions financières de l'ordre de 60 000 $. Donc, chaque année, nous finissons l'année avec un déficit de 20 000 $. Il est très facile de démarrer un projet car plusieurs partenaires décident d'embarquer. Cependant, après quelques années, le financement devient de plus en plus difficile à obtenir», explique le directeur général de SAJO, Marius Fournier.

Cette année, l'organisme terminera l'année avec un petit surplus. Pour ce faire, la direction a dû abolir trois postes, ce qui diminue ainsi le nombre d'activités offertes aux adolescents et la qualité des services.

«Nous avons aboli un poste comme animateur à l'école secondaire LJP. De plus, deux employés ont quitté SAJO et nous ne les avons pas remplacés. Les autres employés se retrouvent alors avec un surplus de travail. Il est certain que nous ne pourrons pas continuer à ce rythme une autre année», ajoute M. Fournier.

L'organisme a donc besoin d'un minimum de 60 000 $ pour poursuivre ses services et en assurer la qualité. C'est pourquoi, le projet de BO2 sera implanté dans d'autres milieux de la région de l'Outaouais.

«Pour obtenir des subventions de la Table jeunesse Outaouais, nous devons offrir des services dans plusieurs MRC de l'Outaouais. C'est ce que nous allons faire à Fort-Coulonge et à Gatineau», indique M. Fournier.

Auprès des gouvernements, SAJO revendique avec l'ensemble des centres de loisirs du Québec de rehausser le financement des centres communautaires de loisirs. Ils demandent à indexer annuellement le financement des centres, ce qui n'a pas été fait depuis 2001.

De son côté, la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées appuie les représentations en cours auprès du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport en vue de bonifier les investissements du Québec versés aux centres communautaires et en particulier pour SAJO afin que ceux-ci poursuivent leur importante implication reconnue dans tous les milieux concernés.
Les réalisations de Bouffée Oxygène Ados Petite-Nation
Ce projet a pour but d'offrir et de créer des activités de sports, de loisirs, de communications et d'entrepreuneuriats avec et pour les adolescents des écoles secondaires et des municipalités de la Petite-Nation.

Pour ce faire, SAJO dote les jeunes de ressources humaines et matérielles, leur permettant d'être soutenus dans la mise en place d'animation et ainsi, stimuler leur engagement, leur réalisation de soi et leur sentiment d'appartenance.

À l'école secondaire LJP, 60 heures d'animation sont offertes aux adolescents chaque semaine.

«Ce projet donne des résultats incroyables. Près de 200 jeunes restent après l'école pour des activités parascolaires mises en place par les deux animatrices de BO2», explique le directeur de l'école secondaire LJP, Michel Gobeil.

L'an dernier, grâce à ce projet, les jeunes ont pu participer, entre autres, à L'étudiant Petite-Nation, à la radio enfant ados, au camp des jeunes leaders, au festival jeunesse Outaouais et à la gang allumée. Bref, tous les jeunes de la Petite-Nation sont touchés directement ou indirectement par BO2.

Plus récemment, un élève de LJP, Jasmin Corbeil Dupuis, a organisé le spectacle Talent à revendre grâce au soutien des deux animatrices de BO2. Ce sont près d'une vingtaine de jeunes qui sont montés sur la scène du Théâtre des Quatre Sœurs, le 19 décembre dernier.

«Cette expérience m'a permis d'affronter ma gêne de monter sur une scène. La présence de SAJO à l'école change toute l'atmosphère, ça permet aux jeunes de participer à une panoplie d'activités», affirme-t-il.

Depuis l'arrivée de B02 à l'école secondaire LJP, le taux d'absentéisme a chuté de 20% à 4%.

«Ce projet encourage fortement les jeunes à se présenter à l'école. Ça leur permet également de trouver leur place dans l'établissement. J'ai déjà entendu un jeune dire qu'il était venu à l'école même s'il était malade parce qu'il devait animer une activité sur l'heure du dîner», déclare M. Fournier.

D'autres écoles de la Petite-Nation ont approché SAJO pour qu'il offre ce programme dans leur établissement. «Nous ne pouvons pas accepter leur proposition car nous manquons de financement. Il faudrait alors que l'école paie les animateurs, ce qui est impossible», indique la coordonnatrice de BO2, Josée Bouchard.

Il faut noter que SAJO absorbe tous les coûts reliés à ce projet à l'école secondaire LJP et que les adolescents participant aux activités offertes n'ont pas à débourser un sous.

Le projet BO2 ne se limite pas seulement aux écoles, il est également présent dans les municipalités de Plaisance, Fassett, Saint-Sixte et Namur grâce aux zones d'Anim'Action. Des animateurs organisent dans ces villages des activités aux jeunes de 6 à 17 ans.

«Nous payons nos animateurs grâce à des subventions salariales. Il est donc difficile de trouver de la main-d'œuvre qualifiée. De plus, nous ne pouvons assurer une constance puisque les employés ont le droit à une subvention seulement pendant un an. Nous devons alors les remplacer chaque année», explique M. Fournier.

BO2 sera aussi sous la loupe de deux différents chercheurs de l'Université du Québec. Ces recherches porteront sur les innovations sociales de l'Outaouais et sur les retombées sociales et financières du projet BO2.

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