Sylvie Beaudoin estime qu'être parent n'est pas sorcier. Suffit juste de ne pas chercher à contrôler la vie de son enfant. (Photo: Patrick Voyer)
Le parent est un phare, pas un bateau!
Être parent. Un défi pour un, un plaisir pour l'autre. Certains y trouvent une motivation, d'autres appréhendent chaque étape de la vie de leur enfant comme une traversée du désert. La formatrice et enseignante Sylvie Beaudoin donne depuis l'automne le cours «Parent-guide, Parent-complice», un éveil, une prise de conscience pour les gens égarés qui ne savent pas pourquoi ils sont de mauvais parents. Les raisons éventuelles sont multiples et souvent faciles à trouver, mais quand on est désemparé, tout est compliqué. Et le pire, c'est que le bobo commence la plupart du temps à prendre de l'ampleur à l'intérieur même du couple qui a enfanté ce cadeau de la destinée. Jasons donc un peu avec la pétillante Sylvie, mère d'un jeune garçon et belle-mère de trois ados, pour calmer et stimuler les cœurs et les esprits.
Ce qu'essaie de démontrer Sylvie Beaudoin aux parents dans ce cours est que le bateau, c'est la société, la vie, alors qu'eux, sont le phare lumineux qui guidera ce frêle esquif vers la bonne destination.
«Un enfant, c'est un trésor à découvrir, à mettre en valeur, à protéger... mais pas à surprotéger. On doit l'amener le plus rapidement possible à sa plus grande autonomie, l'accompagner dans ce cheminement. On met un enfant au monde et dès que le cordon est coupé, c'est fini, il doit s'épanouir comme personne. Il faut l'accompagner et l'aimer, allègue Sylvie. Mettre un enfant au monde équivaut à déterrer un coffre dont on se porte garant pendant dix-huit ans. On en devient le gardien et notre première mission sera de l'ouvrir et le traiter avec respect, afin de permettre à ce qu'il contient de s'épanouir.»
Sylvie utilise les travaux d'Hélène Renaud et Jean-Pierre Gagné, fondateurs de
www.commeunique.com- l'importance des relations, une formation pratique et simple pour les parents préoccupés d'aujourd'hui. Elle suit aussi le fil de pensée de ses mentors, la psychologue Danie Beaulieu et l'auteur reconnu Jacques Salomé, pour agrémenter ses rencontres. Trois formatrices «diplômées» de
Commeunique habitent l'Outaouais, mais Sylvie est présentement la seule à donner des cours. Après une première session de deux mois réussie, elle entend revenir à la charge le 26 février, car ce serait gaspiller une occasion en or de ne pas en faire profiter ses concitoyens!
Ce cours est reconnu par le ministère de l'Éducation. Sylvie a reçu une formation de six jours intensifs, qui s'est ajoutée à son bagage d'enseignante et sa maîtrise en counselling.
Commeunique n'est pas une secte et
Parent-guide, Parent-complice n'est pas un racket! Ce sont des pistes pour ceux qui ont bifurqué au mauvais carrefour et qui ont oublié leur carte routière.
Bien sûr, les rencontres sont teintées d'humour, les coups de fouet et de règle en métal sur les doigts ne sont pas préconisés pour ramener les parents sur le sentier de la fierté! Tout est basé sur les échanges et non les présentations théoriques. La plupart des formateurs sont d'ailleurs des parents qui ont trouvé la méthode du parent-guide géniale et qui ont voulu la saupoudrer. C'est aussi «niaiseux» que ça. «Les parents le sentent dès la première soirée d'informations (la prochaine est le 19 février à 19h au Loblaws du Boul. du Plateau). Ils se rendent compte que d'autres vivent la même affaire qu'eux et ça leur donne de l'espoir», explique-t-elle. Mais pour espérer que le vent tournoie, il faut barricader son orgueil à la maison et se frapper dans les mains!
Les cours sont l'occasion pour les parents de revenir à la base. Sylvie Beaudoin fonctionne énormément avec les analogies (influence de Danie Beaulieu), elle placarde des images dans l'esprit des participants, ce qui bonifie la compréhension. Par exemple, elle leur dit que si leur enfant est né pour être le plus productif des pommiers, il ne faut pas s'acharner à le transformer en poirier parce qu'on préfère ce fruit. De là la métaphore du phare qui guide le bateau à travers la tempête. La vie est assez difficile comme ça, pas obligé de faire des vagues en plus!
La formatrice mise aussi sur le parent proactif, celui qui s'impliquera positivement et qui prouvera qu'il veut améliorer sa situation familiale, autant avec le conjoint qu'avec l'enfant. «Il faut que ce soit clair et que le parent n'oublie pas le cours de la semaine d'avant! Il faut qu'il soit conscient des effets que cela a sur lui et ses proches, que ça n'agisse pas seulement au niveau cérébral», tranche Sylvie, qui ajoute que les effets sont incroyables chez ceux dont la volonté est à l'épreuve de tout. Les améliorations sont palpables, ils voient la vie d'un autre œil... certains se vident le cœur devant tout le monde et Sylvie a même assisté à quelques chicanes de couple! Signe que la méthode fait réfléchir...
Charité bien ordonnée commence par soi-même!
Leçon numéro 1: le parent doit être un guide. Leçon numéro 2: pour espérer mener à bien sa tâche jusqu'à la majorité de son rejeton, il doit éviter de retourner sans cesse dans le placard à squelettes et, surtout, de le remplir...
Les parents qui, inconsciemment ou non, recréent ce que leurs propres parents leur ont fait vivre se reconnaissent d'hors et déjà. «Tu ne peux pas répéter ce que tu as reçu comme bagage, il faut briser la roue de la souffrance. Le parent doit être impliqué et doit avoir la volonté de changer les choses», leur dit Sylvie Beaudoin. Le pire, c'est que personne ne souhaite être malheureux de cette façon; les coupures sont parfois profondes et dures à guérir.
Ceci est aussi vrai qu'un couple qui ne s'entend pas, qui se garoche des pots de fleurs par la tête, sera une mauvaise influence pour l'enfant. «Les parents réalisent au fur et à mesure qu'ils ont beaucoup d'influence dans le comportement de leur enfant», précise la formatrice. Alors ceux qui débarquent aux sessions avec une guerre intestine qui dure depuis des lustres reçoivent une méchante claque à leur humilité. Un peu comme une enseignante de talent qui arrive à «mater» une classe de trente élèves et qui ne peut contrôler sa fille à la maison...
Pourquoi cette perte de contrôle? Peut-être parce que l'enfant se sent comme un employé qui se fait toujours rabrouer! «Le plus important besoin de l'enfant est de se faire aimer et sa plus grande crainte est de ne pas se faire aimer. Pourquoi continuer à faire ces choses que l'on sait qu'elles ne marchent pas? Parce qu'on sait pas quoi faire d'autre, alors qu'il faut créer un lien de complicité avec l'enfant, dire 'Je m'excuse'! On demande à son enfant de ne pas crier, mais est-ce qu'on le fait, nous?», argumente Sylvie. Avec des liens tissés serrés, on a plus de chance d'avoir une famille unie que démantibulée...
Et il n'est jamais trop tard pour réparer nos erreurs, soutient Sylvie. L'enfant est sur la Terre pour accomplir des choses, il a deux ou trois potentiels, alors c'est au parent à lui déblayer le chemin pour qu'il s'émancipe. Mais, avec les problèmes personnels qui sévissent dans la tête des «mal dans leur peau» ou des workaholic et les difficultés de communication (l'enfant mime souvent ses souffrances), ce n'est pas évident de poser les bons gestes aux bons moments. Qu'à cela ne tienne, il y a un bout à s'excuser: «J'ai mis un enfant au monde, j'ai la responsabilité de prendre soin de moi et de lui», tranche Sylvie.
Il n'y a pas de manuels d'instructions pour les parents. «La naissance d'un enfant est une bombe à retardement. Tu ne peux avoir de garanties tant que tu n'as pas eu d'enfant.» Devant cet inconnu, nul ne peut prédire de quelle manière leur couple va évoluer... ou planter. Sylvie Beaudoin suggère donc de partager et d'entretenir un bon système de valeurs et de faire cet enfant pour les bonnes raisons.
Quand la chicane est omniprésente et que l'union forte des amoureux se brise à cause d'un choc des valeurs, ça ne fait pas des enfants forts mettons... Survient alors le divorce (égarement pour l'enfant, qui peut devenir la cible d'un jeu de pouvoir) ou la séparation qui marquera à jamais le jeune. Vaut mieux y penser avant que le malheur ne survienne...
Laurence Mathieu
Commentaire mis en ligne le 6 octobre 2008Salut sylvie,Je sais que je nest pas le droit décrire sur sa mes j'en ais besoin Revien nous voir tu peu pas savoir comment tu nous menque Ont taime sylvie vien nous voir au moin une fois s.v.p.Juste pour te dire sa ONT TAIME GROS GROS GROS!!!!!!!
P.S désoler pour les faute:D
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