Une équipe de 20 bénévoles se donnent corps et âme pour pouvoir faire de chaque vendredi soir un grand succès, sans anicroches.(Photo: Daniel LeBlanc)
Une décennie de danse à l'église St-Jean-Bosco!
Beaucoup de bénévoles dévoués depuis 1996
C'est il y a dix ans, alors qu'elle se promenait dans les rues du secteur Hull et qu'elle a réalisé que beaucoup de jeunes s'attroupaient dans les quartiers pour se réunir ou faire la fête que Line Jolicoeur a décidé de créer une soirée uniquement pour eux. Et oui, c'est à ce moment qu'est née la Danse St-Jean-Bosco, qui a lieu depuis à tous les vendredis.
Avec environ 175 jeunes qui se déplacent chaque semaine bouger pieds, mains et bassin, la présidente de la Danse St-Jean-Bosco a dû s'entourer tout au long des dernières années d'une équipe de bénévoles et de parents. En fait, on en compte 20 actuellement pour s'occuper du bon déroulement de cette «grande fête» hebdomadaire qui s'adresse aux ados de 10 à 17 ans.
Est-ce que le fait que le tout se déroule au sous-sol d'une paroisse a déjà eu un impact sur les jeunes? Pas vraiment, selon Mme Jolicoeur, qui affirme, à titre d'anecdote, qu'elle a déjà fait croire à certains jeunes qu'ils fallaient aller à la messe avant de pouvoir danser.
Certains adolescents (on en comptait 22 l'an dernier) passent toutefois par les responsables de la danse pour pratiquer leur cérémonie de confirmation.
Une aide fort apprécié depuis le tout début provient des policiers de Gatineau, selon la fondatrice de l'événement. «On ne les remercie pas assez souvent à mon avis et le contact qu'ils établissent avec les jeunes est très bon», dit-elle.
Le respect ainsi que l'écoute sont des valeurs sûres lorsqu'on côtoie une jeune clientèle, selon les dires de Mme Jolicoeur, qui, comme le reste de son équipe, porte un casque d'écoute intégré d'un microphone afin que toute la logistique de sécurité soit respectée.
C'est 9000$ en revenus que les organisateurs récoltent annuellement et ce n'est pas sans remercier les jeunes qu'ils redistribuent l'argent. Les coûts d'entretien et d'espace sont défrayés, oui, mais plusieurs cadeaux sont remis aux adolescents tout au long de l'année. Bicyclettes, vêtements et jeux vidéo ne sont que quelques-unes des surprises qui peuvent leur être réservées. «On essaie le plus possible que l'argent soit redistribué aux jeunes», lance Mme Jolicoeur.
Un grand bonheur pour la fondatrice de la soirée de danse est de constater que, en plus de compter ses deux enfants parmi les bénévoles, beaucoup de gens qui lui donnent un coup de main l'ont connu il y a quelques années alors qu'ils se rendaient eux-mêmes à la danse.
«Quand je repars le soir, je suis la personne la plus heureuse du monde, c'est notre paie ces jeunes-là», affirme bien humblement Line Jolicoeur.
C'est aussi suite à la création de cette soirée dansante que la Maison des Jeunes Patro Bosco est née. C'est une collègue de Mme Jolicoeur, Monique Bertrand, qui en est reponsable.
Le coût d'entrée pour les jeunes amateurs de danse qui s'y rendent est de 4$ chacun.