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Le Japon de Réal Béland et Stephane K. Lefebvre avec Nos voisins Danthsu

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 22 février 2007 à 19:00
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Le Japon de Réal Béland et Stephane K. Lefebvre avec Nos voisins Danthsu
Stéphane K. Lefevbre et Réal Béland sont fiers de présenter Nos voisins Danthsu, qui sort vendredi dans les salles québécoises. Ça ne paraît pas?! (Photo: Patrick Voyer)
Le Japon de Réal Béland et Stephane K. Lefebvre avec Nos voisins Danthsu
Le duo de caméramans-déconneurs a passé 17 jours au Japon pour teindre une pellicule de 94 minutes, un film gavé d'informations, d'anecdotes et d'humour sucré/salé.
Le résultat de ce périple effectué durant la saison des pluies est en salles vendredi. Réal et Stéphane étaient des nôtres lundi pour nous parler de leur expérience à l'autre bout du globe.

Mais quel était donc le but de Nos voisins Danthsu? «Enrichir votre culture, ironise Réal. On voulait faire un documentaire comique qui parodie les documentaires sur le Japon, comme les Grands Explorateurs. C'est un film à sketchs qui traite du Japon et je pense qu'on l'a passé au peigne fin.»

Question de plaire à tous les publics, autant les sarcastiques que les passionnés de géographie, Réal et Stéphane ont demandé au comédien Pierre Lebeau de narrer leur parcours. Dès que le côté culturel a été livré, les deux courageux voyageurs font un sketch sur les commentaires «théoriques». C'est la référence et l'irrévérence à son meilleur! Surtout dans leur intro, la fausse audition «Starass», où Daniel Pinard, Paul Arcand et Stéphane Gendron, jouent les cascadeurs!
Des découvertes étonnantes
Le Japon aura eu raison des deux comparses. En tout cas, à voir leur réaction quand on leur parle d'une autre odyssée ailleurs dans le monde, leur mine est déconfite. «On a bouclé la boucle. Si on continuait, ça risquerait de devenir dangereux pour nos vies», lance Stéphane en blaguant.
Car, comme d'habitude, ils se sont mis dans le trouble. Comment oublier leur séjour en prison lors d'un de leur passage en Europe?! Cette fois, c'est à la faveur d'une démonstration de peinture bidon qu'ils ont choqué le conformisme japonais: leur «extra bodypainting thrash 2000» n'a pas fait fureur! «Des membres de l'équipe technique se sont fait arrêter, on a donné les cassettes, mais on s'était fait des doubles!», ajoute Réal, en avouant que le producteur Richard Goudreau et le réalisateur Alain Chicoine commençaient à paranoïer vers la fin...

Outre leur zèle policier, les Japonais sont un peuple accueillant, très à cheval sur les principes et hautement technologique. La capitale Tokyo, avec ses 150 km de long, a littéralement fasciné Réal et Stéphane, qui n'ont jamais retrouvé cette folie en campagne, alors qu'ils étaient en route pour Kyoto. Aidée d'un guide trouvé sur Internet et d'un interprète (Riozo), qui n'a pas saisi le type d'humour spontané cultivé par le duo, l'équipe s'est faufilée dans l'océan humain qu'est le pays du soleil levant.

Réal et Stéphane partagent d'ailleurs avec nous leurs meilleurs et leurs moins bons souvenirs. Dans la colonne positive, notons le savoir-vivre, le calme et l'inventivité (GPS 3D dans les taxis, et les mini-chambres alvéolaires des «cellule-hôtels»), et dans le négatif, citons la froideur humaine, la surpopulation, la grisaille et la laideur des villes à gratte-ciel.

Le moment préféré de Stéphane est la rencontre avec les célèbres geishas (elles ne sont plus que 200 dans tout le pays!). «On a fait une fausse émission où on essayait d'expliquer le métier de geisha. On a costumé le traducteur et on l'a appelé Wasabi!» Les gars ont tellement été chanceux qu'ils ont réussi à filmer 15 geishas d'un coup alors qu'elles sortaient d'un édifice.

Quant à Réal, il se rappellera toujours d'avoir marché, son Ipod sur les oreilles, à travers la mer de monde dans les rues de Tokyo. «Personne se touche, personne se regarde dans les yeux...», relate-t-il. Selon ce qu'ils ont pu savoir, cette manie de garder ses distances tend à disparaître avec la nouvelle génération!

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