Contre toute attente, Adriano Biasella a remporté la première coupe Futures de Gatineau. (Photo: Dominique Poirier)
Niemeyer atteint la finale…et perd
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les spectateurs en ont eu pour leur argent lors de la finale, en simple, du Futures Banque Nationale, présenté pour la première fois à Gatineau. Trois manches remplies de renversements, deux points de match échappé par le favori et enfin, une victoire de celui dont on n’attendait rien, mais qui n’a cessé de surprendre par ses prouesses depuis le début de la semaine.
Adriano Biasella était tout sourire à la suite de sa victoire face au favori du tournoi, Frederic Niemeyer, remportée en trois manches. Blessé l’an dernier, l’Italien a fait un retour au jeu lors des Futures de la Floride, où il s’est rendu jusqu’en demi-finale. Blessé à nouveau à la suite de cette compétition, il a dû patienter un long mois avant de reprendre l’entraînement, qu’il n’a repris qu’une semaine avant les Futures de Gatineau.
Bien qu’il faisait face au favori, Biasella avoue ne pas avoir pris le rang de son adversaire en considération: «Le niveau est très proche. Et le rang, ce ne sont que des chiffres, croit le joueur de 26 ans. Peu importe contre qui tu joues, si tu restes concentré sur le match, quelque chose de bien peut arriver.»
Cette façon de voir les choses l’a certainement aidé lors des matchs précédents, lui qui a tour à tour sorti le la sixième tête d’affiches, puis le deuxième favori.
L’Italien a également eu droit au support de la foule, ce qui n’a pas nui : «J’ai adoré la foule!, note-t-il. Il y avait beaucoup de monde. J’ai eu la chance de parler à quelques personnes avant la partie et elles m’ont souhaité bonne chance. J’ai vu que même si je n’étais pas du Canada, j’avais un groupe de supporteurs!»
Une défaite amère
À la suite de sa défaite, Frederic Niemeyer s’est montré déçu, non seulement relativement à l’issu du match, mais également par le peu de support démontré par la foule: «Les gens sont hypergentils, mais je ne sens pas que la foule est derrière les Canadiens. Ce n’est pas juste avec moi, avec les autres Canadiens aussi. Il me semble que quand on joue au Canada, ça serait l’fun que les gens soient derrière nous. En tant que peuple, on devrait être fier.»
L’athlète l’avoue lui-même, les derniers mois n’ont pas été faciles. Les blessures ont fait partie de son quotidien et ce n’est qu’en janvier qu’il a pu faire un retour au jeu. Malgré cette lacune au niveau des supporteurs, Niemeyer dit avoir atteint ses objectifs au cours de la semaine, non pas en tant que performance, mais bien au point de vue de l’amélioration de sa forme physique.
Les deux adversaires, classés respectivement au 291e rang mondial pour Niemeyer et 825e pour Biasella, risquent de se recroiser au cours des prochaines semaines, puisque tous deux poursuivent la tournée des Futures, qui auront lieu à Montréal, puis à Sherbrooke. Niemeyer s’envolera ensuite vers le Brésil, où il participera à la Coupe Davis.
Un événement qui sera de retour
Le Futures de Gatineau en était à sa première année d’existence. Mais c’est confirmé, ce ne sera pas la dernière. Les trois prochaines années seront témoins des Futures dans la région, et on verra par la suite si le partenariat entre la Banque Nationale et Tennis Canada se poursuit.
Chose certaine, ce premier tournoi a été un succès. Des estrades remplies, des joueurs qui n’avaient que d’éloges envers l’organisation, et des organisateurs qui n’avaient que des bons mots pour les bénévoles.
«Ce qui fait la force de la région, ce sont les bénévoles et les employés de la Sporthèque», estime Alain Beaupré, directeur régional du service à la clientèle chez Tennis Canada.
Le tournoi a toutefois bien mal débuté: une tempête de neige est venue chambarder l’horaire. À un point tel que Tennis Canada n’avait jamais vécu une situation pareille et que c’est la Fédération Internationale de Tennis qui a dû revoir la façon de faire dans de telles situations :
«Ça a été plus dur pour les joueurs, parce qu’ils ont dû jouer deux rencontres le lundi, mais tout a bien été», explique M. Beaupré.
L’événement sera donc de retour l’an prochain et le grand gagnant, Adriano Biasella a promis d’y être, et d’apprendre le français d’ici son retour sur les terrains de l’Outaouais.