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Bill Clennett veut faire disparaître les lois anti-syndicales adoptées par le gouvernement libéral

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
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Article mis en ligne le 19 mars 2007 à 13:48
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 Bill Clennett veut faire disparaître les lois anti-syndicales adoptées par le gouvernement libéral
Bill Clennett a annoncé son quatrième engagement électoral en face de la caisse populaire Desjardins sur le boulevard St-Joseph. (Photo: Marie Pier Lécuyer)
Bill Clennett veut faire disparaître les lois anti-syndicales adoptées par le gouvernement libéral
À une semaine des élections provinciales, le candidat solidaire dans le comté de Hull, Bill Clennett, s'attaque aux lois anti-syndicales adoptées par le gouvernement Charest en 2005 et réitère l'engagement de son parti de les abroger dans l'éventualité d'une élection.
Bill Clennett s'attaque avec virulence à ces lois qu'il considère comme des attaques odieuses envers les travailleurs du secteur public et para-public. Parmi les mesures législatives auxquelles il s'attaque, il y a la loi 142 adoptée en décembre 2005. «La loi 142 a été adoptée dans la foulée des négociations avec le secteur public et para-public. Ce que l'État a fait, c'est de dire «Voici l'enveloppe globale a travers laquelle on va traiter l'ensemble. La question d'équité salariale doit être traitée à part», soutient-il.

Selon le candidat de Québec Solidaire, la loi 142 fait beaucoup de mécontents dans les divers secteurs public et para-public. Cette mesures gèlent les salaires des travailleurs pour les 33 premiers mois de la convention collective et limite par la suite à 2% par année les augmentations de salaire pour les quatre années qui suivent.

Malgré que ces mesures aient été prises sous un gouvernement libéral, Bill Clennett s'attaque aussi au Parti québécois à sa marge de manœuvre. «Depuis deux j ours, André Boisclair se fait passer pour un progressiste. Son cadre financier repose sur une marge de manœuvre de 3,5 milliards sur une période 5 ans, dont une partie appartient aux travailleurs. C'est particulièrement dégeulasse. Il n'y a rien de progressiste de vouloir aller chercher de l'argent chez les travailleurs pour promettre des choses», déplore-t-il. Il demande d'ailleurs au chef du Parti québécois d'expliquer aux travailleurs des secteurs public et para-public sa décision dans ce dossier.

Bill Clennett dénonce d'ailleurs que les travailleurs doivent travailler à une moindre valeur alors que 20 000 personnes qui seraient touchées par la loi 142 en Outaouais. Québec Solidaire s'engage pour sa part à reprendre la négociation avec le syndicat, une position qui serait différente de celle du Parti québécois qui propose de rétablir le droit à la négociation collective à partir de la prochaine ronde, en 2010.

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