La Maison Alonzo-Wright, un lieu d'accompagnement psychologique rempli d'histoire!

Marie Pier Lécuyer mariepier.lecuyer@tc.tc
Publié le 14 août 2007
Jean-Guy Gagnon, Marie-Claude Allard, Réal Cloutier et Achille Joyal, deux membres du conseil d’administration, croient que la Maison Alonzo-Wright offre des services qui peuvent aider les gens à faire un cheminement personnel… (Photo: Marie Pier Lécuyer)

La Maison Alonzo-Wright offre depuis plus de quinze ans des services d'accompagnement aux gens ayant une fragilité psychologique. Mais en plus des nombreux services offerts, cet organisme a toute une histoire, puisqu'il effectue ses activités depuis l'ancienne maison du petit-fils de Philemon Wright, Alonzo Wright.

Jean-Guy Gagnon est le seul père fondateur de l'organisme qui est encore vivant. Sa passion pour l'organisme, mais aussi pour l'histoire entourant la Maison, se remarque au premier coup d'œil. Spiritain, l'homme s'enflamme lorsqu'il parle de l'ancienne demeure de la famille Wright. «Les spiritains existent depuis 1703. […] En 1890, le gouvernement français a fermé les écoles tenues par les prêtres. Il y avait donc 300 spiritains qu'il fallait envoyer quelque part. Certains sont allés ailleurs en Europe, mais d'autres sont venus ici, au Canada», explique M. Gagnon.

L'utilisation de la maison de la famille Wright était d'abord vouée à l'enseignement, alors que le premier établissement qui y a vu le jour était l'Institut agricole franco-canadien, ensuite devenu le collège St-Alexandre. Maintenant, c'est la Maison Alonzo-Wright qui utilise les locaux de la maison qui a plus de 150 ans.

Jusqu'en 1991, des religieuses habitaient l'endroit et c'est à la suite du départ de la dernière que l'édifice historique a commencé à être utilisé pour aider les gens ayant besoin d'un accompagnement psychologique. C'est en 1994 que l'organisme a réellement débuté son travail, grâce à l'idée d'André Gingras et de Marc Brondex, de la communauté chrétienne de Limbour. «Ils voulaient qu'il y ait un service d'accompagnement et d'appui psychologique, mais il fallait sortir des murs de l'église et être dans un contexte plus neutre», souligne Jean-Guy Gagnon.

Selon ce dernier, la clientèle ne manque pas à la Maison Alonzo-Wright. «Il y en a beaucoup… ça cogne aux portes, lance le père spiritain. D'ailleurs, les dernières statistiques que j'ai vues disaient que près de 25% de la population canadienne avait besoin d'accompagnement psychologique. C'est huit millions de Canadiens qui souffrent!»

Que ce soit pour le manque d'estime ou de confiance en soi, le stress ou autres, la Maison Alonzo-Wright peut compter sur vingt accompagnateurs qualifiés pour venir en aide à ces personnes qui ont besoin de parler.

Essentiellement, cela ressemble aux services que pourrait offrir un psychologue, mais avec un taux horaire cinq fois moins dispendieux. «Les gens ne paieront pas 100$ de l'heure, mais plutôt un minimum de 20$. Si quelqu'un ne peut pas payer une semaine, on ne refuse pas personne», souligne Marie-Claude Allard, coordonnatrice à la Maison.

D'ailleurs, près du quart de la clientèle est référé par certains médecins et même le CLSC, étant donné que les accompagnateurs ont tous une formation reliée de près ou de loin avec ce domaine. «On a des travailleurs sociaux, des infirmières retraitées et même parfois des psychologues», souligne Mme Allard en précisant qu'il n'y a aucune chance de tomber sur un faux professionnel, étant donné que toutes les informations sont vérifiées par l'organisme.

La démarche que les gens effectueront avec l'accompagnateur ne se fera par ailleurs pas nécessairement en ayant un lien avec la religion, malgré que l'organisme ait été fondé par des pères spiritains et des catholiques. «C'est plutôt une démarche spirituelle… ce qui n'est pas la même chose que religieuse», explique Jean-Guy Gagnon.

La Maison Alonzo Wright n'est par contre pas spécialisée en gestion de crise. «Si on a un cas majeur de dépression par exemple, on réfère tout de suite au service de première ligne», précise Marie-Claude Allard.

Par ailleurs, le succès de l'endroit est clair selon cette dernière, alors que les accompagnateurs font plus de 1600 heures avec les gens dans le besoin. «On a aussi environ 250 nouvelles demandes par année», souligne Mme Allard.

Maison Alonzo-Wright: 819 246-7277