Tout un parcours avant de devenir infirmière!

Marie Pier Lécuyer mariepier.lecuyer@tc.tc
Publié le 13 septembre 2012
Jonathan Bélanger et Joëlle Laflamme sont en voie d’obtenir leur titre d’infirmiers et d’infirmières
Marie Pier Lécuyer

Maillon essentiel dans le domaine de la santé, les infirmiers et infirmières doivent pourtant passer à travers plusieurs étapes avant de devenir ceux que vous côtoierez dans les différentes sphères de ce monde auquel tous et chacun doivent composer à un moment ou à un autre de leur vie.

Joëlle Laflamme et Jonathan Bélanger sont deux candidats à l’exercice de la profession infirmière (CEPI) qui exercent présentement à l’Hôpital de Gatineau. Dans moins de dix jours, ils devront passer l’étape finale et la plus stressante d’entre tous avant d’obtenir officiellement le titre d’infirmier ou d’infirmière, soit l’examen de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

Les deux ont terminés leur formation de trois ans au début de l’été et travaillent présentement à l’Hôpital de Gatineau. Alors que Joëlle fait partie de l’équipe volante et se promène entre les étages 5, 6 et 7 ainsi que l’urgence, Jonathan est plutôt stabilisé au 5e nord.

Bien qu’ils n’aient pas encore le titre d’infirmiers et d’infirmières, Jonathan et Joëlle peuvent tout de même prendre en charge des patients. «Si on va au 5e nord par exemple, c’est un système de bulle, on a un infirmier, un auxiliaire et un préposé aux bénéficiaires. C’est nous qui sommes en charge de cette bulle-là», explique Joëlle, originaire de la Gaspésie, mais qui a terminé ses études en Outaouais.

Et selon Jonathan Bélanger, c’est un peu comme une introduction à la profession. Mais bien qu’ils puissent être en charge de patients, des infirmières d’expériences doivent toujours être présentes sur le même étage. «Les infirmières sur place sont vraiment disponibles et veulent nous aider, ajoute Joëlle. C’est vraiment plaisant, on a pas peur de poser des questions.»

Tout au cours de leur formation, les futurs infirmiers et infirmières ont eu l’occasion d’apprivoiser le milieu de la santé, par le biais de stages et d’un externat optionnel. «Pour l’externat, on est jumelé avec une infirmière durant un été et on a un salaire, raconte Jonathan. Moi j’étais à l’urgence. C’est une expérience.»

À quelques jours de passer l’examen de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, les deux candidats à l’exercice de la profession infirmière avouent ressentir un peu de stress face à cette étape clé de leur parcours. Mais depuis le début de leur formation, ils ont été bien préparés à cette dernière évaluation.

Lors de l’examen, les CEPI devront répondre à un volet théorique, mais feront aussi face à un volet pratique. «Tu as seize stations, chacune des différente. Tu es devant une porte, tu ouvres la porte et tu es devant une situation», explique Jonathan. Pédiatrie, chirurgie, maternité, conseil à la famille d’un mourant, les situations peuvent varier.

Dans ces mises en situation, ils doivent aussi, en l’espace de dix minutes, justifier la totalité de leurs gestes. «Il faut se faire confiance, l’information est là, on l’utilise à tous les jours», de dire Joëlle, expliquant que l’un des facteurs d’échec est souvent le stress, qui cause des blancs de mémoire. «C’est mon plus grand stress d’arriver et… un blanc!», avoue-t-elle.

Une fois qu’ils auront le titre d’infirmiers et infirmières, Joëlle et Jonathan souhaitent continuer la pratique dans la région. Joëlle de son côté souhaite explorer plusieurs domaines, que ce soit l’hôpital, le CLSC, ou le domicile.