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S’impliquer sans compter les heures


Publié le 4 octobre 2017

©Jean-François Gauthier / JIKPROD.

Il y a de ces gens qui ne comptent pas le temps qu’ils donnent aux autres. Rita Sincennes en fait partie.

Depuis maintenant 41 ans, Rita Sincennes a la Société canadienne du cancer tatouée sur le cœur.

C’est en 1976 que cette histoire d’amour avec l’organisation a débuté. D’abord en collaborant lors de la vente de jonquilles.  Elle s’occupait d’amener les fleurs aux différents endroits.

Son rôle évoluera par la suite, alors qu’elle commencera à être responsable des secteurs Gatineau, Hull et Aylmer.  En 1985, elle était désormais complètement investie dans cette campagne, que ce soit pour trouver des bénévoles ou attitrer chacun aux différents rôles.

Depuis, pendant les quelques jours de la campagne des jonquilles, elle est fort occupée. Mais aussi dans la période précédente. Elle doit faire des centaines d’appels, pour recruter les bénévoles. Mais aussi placer chacun dans les différents centres d’achat et lieux de vente. «C’est beaucoup de travail», convient-elle. Mais elle y prend plaisir. «J’aime cela, c’est en moi», poursuit Mme Sincennes.

Rapidement, elle s’investit aussi dans le Relais pour la vie. À différent rôle, mais principalement à la cantine.

Sa mère participait aussi déjà la vente de jonquilles quand elle a débuté son implication. Une fois qu’elle a choisi de s’impliquer elle aussi, il n’était plus question d’arrêter. «Pour moi, ça me touche beaucoup», raconte la dame. 

D’autant plus que sa mère a par la suite souffert du cancer. Et en est décédée.

Touchée par la cause, elle ne se voit pas arrêter son implication. D’autant plus qu’elle a perdu quelqu’un des suites de la maladie. «Ça me touche encore plus», confie-t-elle

«Je vais toujours continuer tant que ma santé va me le permettre», note la bénévole de 73 ans.

Et pas question de compter ses heures, elle donne de son temps, sans calculer. «Ma vie c’est du bénévolat.» 

Elle a déjà donné de son temps pour d’autres organisations. Mais la Société canadienne du cancer reste la cause qui lui tient le plus à coeur. «C’est mon deuxième chez nous.»  

Prix Impact

Son implication n’est pas passée sous le radar à la Société canadienne du cancer. En juin dernier, l’organisation l’a honoré. Elle a reçu un prix Impact, soit le prix Leadership pour l’engagement dans la communauté. Ils sont quatre bénévoles à travers le Québec à avoir reçu un tel prix, pour souligner leur implication exceptionnelle.

Et le secret a été bien gardé jusqu’au soir où on lui a remis le prix Impact. «Je ne suis pas là pour les honneurs, raconte-t-elle. Je suis là pour aider et ramasser de l’argent.» 

Elle confie à avoir des frissons à raconter le moment où elle a appris qu’elle été ainsi honorée. «Tout le monde le savait, à part moi, se rappelle Mme Sincennes. (…) Je n’ai jamais été autant surprise de ma vie. Je ne m’attendais pas à cela.»

D’autant plus que le prix est remis à l’échelle du pays.