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Une ride à moto pour lutter contre les maladies du cœur


Publié le 22 juillet 2017

©TC Media - Michel Moyneur

La météo était parfaite, les sourires se comptaient par dizaines et les moteurs grondaient à l’unisson, samedi.

Quelque 180 motocyclistes ont répondu à l’appel lancé annuellement par Daniel Shipman, un Gatinois greffé du cœur, et ont pris le départ de la Ride à grand-père, sillonnant les routes de la Vallée-de-la-Gatineau jusqu’à Kazabazua.

L’édition 2017 de l’événement aura permis de remettre au-delà de 15 000$ à l’Institut de cardiologie d’Ottawa. Depuis le début de l’aventure il y a sept ans, plus de 100 000$ ont été récoltés.

Après s’être écroulé subitement à la suite du décès de son père en 2011, Daniel Shipman a dû rapidement recevoir un nouveau cœur.

«Tristement, quelqu’un a dû mourir pour que je puisse continuer à vivre. C’est triste de perdre un enfant, une sœur ou un frère, mais il ne faut laisser aller les organes comme ça», souligne-t-il.

Avec la complicité de Nicole Thériault et d’Annie Leduc, un duo d’infirmières de l’Hôpital de Hull, M. Shipman se fait un devoir de sensibiliser les gens à l’importance du don d’organes.

«Je parle aussi beaucoup avec les patients et les familles en attente d’une greffe», note-t-il.

Dans la même veine, le motard au cœur tendre dénonce que des patients de la région soient contraints d’être soignés à des centaines de kilomètres de chez eux, notamment du côté de Montréal.

«Notre système de santé est malade, lance-t-il sans détour. Je sais que ça coûte cher, aller de l’autre bord de la rivière, mais qu’on nous laisse choisir où on veut se faire soigner, quand on n’a pas d’argent et que l’hôpital est dans notre cour. Qu’on arrête de nous envoyer à Montréal mourir tout seul.»

«Si j’avais été obligé d’aller à Montréal, je serais mort. Parce que ma blonde, ma famille et mes amis n’auraient pas pu venir me consoler.»