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La musique dans les veines

Angélie Pontbriand à La Voix Junior


Publié le 11 octobre 2017

Angélie Pontbriand

©Photo OSA Images et TVA

Du haut de ses 13 ans, Angélie Pontbriand n’a pas pris de temps à séduire trois artistes dont la réputation n’est plus à faire. 

Les adeptes de la populaire émission La Voix Junior ont pu apercevoir la gatinoise lors de la deuxième soirée d’auditions à l’aveugle, elle qui clôturait la soirée avec son interprétation de Son of a preacher man de Dusty Springfield. «Ça n’a pas de bon sens la façon dont tu as livré cette interprétation-là», a notamment mentionné Marie-Mai.

C’est un honneur de voir trois professionnelles se retourner pour quelqu’un qui a juste 13 ans

Angélie Pontbriand

Elle avait tenté sa chance aux préauditions l’an dernier, lors de la première saison. Mais c’est à sa deuxième tentative cette année qu’elle a réussi à faire son chemin jusqu’à cette première étape diffusée devant des centaines de milliers de personnes. «J’étais un peu surprise, parce que ce n’est pas tout le monde qui a cette chance-là, confie-t-elle au bout du fil, quelques jours après la diffusion. J’étais surexcitée.»

Si elle a choisi de chanter Son of a preacher man pour séduire les trois juges, c’est parce que cette chanson-là est bien importante pour elle. «Elle a toujours été ma chanson porte-bonheur, raconte la Gatinoise. Depuis que je suis très jeune, j’adore le style, le soul, le jazz. On se complète.»

Il faut rappeler que les trois coachs, Marc Dupré, Marie-Mai et Alex Nevsky ont tous trois été séduits par l’interprétation d’Angélie. «J’ai été vraiment surprise, avoue-t-elle. C’est un honneur de voir trois professionnelles se retourner pour quelqu’un qui a juste 13 ans.»

Son choix s’est arrêté sur Alex Nevsky. «Ça faisait longtemps que je voulais Alex, explique celle qui a tout de même hésité un peu une fois rendu sur scène. J’ai toujours adoré son style.»

D’ailleurs, l’élève de secondaire 3 à l’école Grande-Rivière admet que les réactions de son entourage n’ont pas tardé dès la diffusion de l’émission.

Chanter avant de parler

Née dans une famille qui adore la musique, elle raconte chanter depuis qu’elle est haute comme trois pommes. «J’ai commencé à chanter avant de parler», rigole-t-elle. À six ans, elle a fait ses premiers concerts, avec son premier professeur de chant qui l’accompagnait au piano. Dans des restaurants, puis dans des églises, dans des mariages ou à l’école, Angélie cumulait les prestations devant le public. «Graduellement, je me suis inscris dans des concours.»

Elle a notamment été parmi les lauréats de la finale régionale de Secondaire en spectacle en 2016, alors qu’elle était en secondaire 1. «Je me suis rendu à Sorel-Tracy pour la finale», se rappelle-t-elle. Et c’est à cet endroit qu’elle a rencontré ceux qui allaient devenir ses acolytes du groupe Épitaphe. À leurs côtés, elle fait un style plus reggae et R&B.

Parmi les scènes d’où elle garde de bons souvenirs, notons celle du Stade olympique aux Jeux du Québec en 2016, mais aussi celle du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG) en première partie de Véronic Dicaire. «C’était une belle expérience, c’était malade, c’était formidable», lance-t-elle.

La musique et la médecine

Chose certaine, peu importe ce qu’il adviendra pour la suite de son parcours à La Voix Junior, elle en profite à fond. «J’espère que ça va ouvrir plusieurs portes. Mais ce n’ est pas chaque enfant qui peut faire cela donc j’en profite au maximum. C’est sûr que j’espère me rendre loin.»

Celle qui voulait initialement faire carrière en chant s’est aussi trouvé un autre rêve qu’elle aimerait bien réaliser. «Je veux étudier en médecine, note-t-elle. Mais je vais toujours faire du chant, des concerts. Mais si j’ai la chance de devenir chanteuse, je vais la prendre.»