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Voyager dans la collection de James Wilson Morrice

À la suite d'un don de A.K. Prakash au MBAC


Publié le 11 octobre 2017

©Photo Gracieuseté

La toute nouvelle exposition du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) mettra en lumière l’histoire du succès de James Wilson Morrice, qui aura été le premier artiste canadien à connaître un succès sur la scène internationale, au début du 20e siècle.

Ceux qui connaissent bien l’art canadien connaisse sans aucun doute l’artiste James Wilson Morrice. Dès le 13 octobre, l’exposition James Wilson Morrice. Une collection offerte par A.K. Prakash à la nation permettra de découvrir des œuvres de l’artiste moderniste.

En tout, 49 œuvres sont présentés au public jusqu’au 18 mars 2018, dont 45 à l’huile et quatre à l’aquarelle. Il a  été inspiré à Paris, à Venise, au Canada, dans les Caraïbes ou en Afrique du Nord. «C’était un grand voyageur. C’est quelqu’un qui a voulu raffiner son approche d’artiste sur différents sujets, explique le directeur général du musée, Marc Mayer. C’est quelqu’un qui aimait beaucoup explorer les possibilités picturales de différents endroits»

Morrice est considéré comme une figure centrale de l’art canadien. «L’émergence d’une approche moderniste de la peinture dans l’art canadien du 20e siècle est le résultat de la quête incessante de Morrice pour libérer la peinture de son rôle de véhicule de représentation pour en faire un véhicule de sentiments», note la conservatrice principale de l’art canadien et commissaire de l’exposition, Katerina Atanassova.

«C’est quelqu’un qui avait une grande sophistication technique», poursuit par ailleurs Marc Mayer.

L’exposition est organisée en ordre chronologique et retrace de nombreux endroits de prédilection de l’artiste pour peindre. Le public peut ainsi découvrir son parcours en art, mais son parcours géographique. On y retrouve aussi des photographies puisées dans la collection nationale, des esquisses à la mine de plomb, un portrait de l’artiste par le peintre Robert Henri, des documents d’archives et des journaux historiques.

Un collectionneur passionné

C’est grâce à un collectionneur qui s’intéresse avec passion à Jame Wilson Morrice que tant d’œuvres sont réunis. Au-delà des œuvres de Morrice, on y découvre aussi la passion de celui-ci, Ash K. Prakash, qui a choisi de donner sa collection à la nation, pour préserver le legs de l’artiste canadien. «Il existe de nombreux collectionneurs d’art canadien historique dans ce pays, mais rares sont ceux qui se sont investis aussi intensément dans leur activité de collectionneur et ont choisis de rassembler un corpus d’œuvres aussi important d’un même artiste», note Marc Mayer.

Le don avait été fait en 2015, à l’occasion du 150e anniversaire de naissance de l’artiste. La collection avait été constituée sur presque quatre décennies. «C’est surtout un grand geste de générosité. Ça veut dire que nous on peut faire plusieurs expositions, petites expositions, moyennes expositions, une grande exposition sans jamais à avoir à emprunter des œuvres.» Les possibilités sont nombreuses, selon M. Mayer.

Il y a quelques décennies, un don d’œuvre de James Wilson Morrice avait aussi été fait par G. Blair Lang.

Le MBAC a désormais la plus grande collection d’œuvres de Morrice au monde, a précisé son directeur général, Marc Mayer.

«Ça nous permet de raconter l’histoire et de bien l’étudier. Voir l’évolution de ses pensées, de son style, de ses idées picturales», conclut-il.