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L’art visuel au-delà du premier regard

Une exposition de L’Imagier au Cégep de l’Outaouais


Publié le 3 octobre 2017

©(Photo: Gracieuseté)

Pour les prochaines semaines, les œuvres de cinq artistes seront installées entre les murs de la Galerie, du pavillon Félix-Leclerc du Cégep de l’Outaouais avec l’exposition Indices, Fragments qui est le résultat d’une collaboration unique entre deux organisations.

La collaboration entre le Cégep de l’Outaouais et le Centre d’exposition L’Imagier est né dans la foulée du processus de rénovation de l’édifice de la rue Front, dans le secteur d’Aylmer, raconte sa directrice, Marianne Breton.

Enseignant au Cégep de l’Outaouais et artiste, François Chalifour voulait de son côté une exposition entre les murs de l’endroit pour la rentrée scolaire. De son côté, le Centre d’exposition L’Imagier cherchait un lieu.

Même si les travaux n’ont pas encore commencé et que les échéanciers n’ont pas encore été dévoilés pour le projet, l’organisation avait choisi il y a quelques mois de trouver d’autres lieux pour exposer à l’occasion pour avoir des «collaborations ponctuelles et rester actif».  

Les deux commissaires ont travaillé à développer une thématique afin d’offrir une exposition professionnelle tant aux habitués de l’Imagier qu’aux étudiants de l’endroit. 

«Pour la thématique, on voulait partager un plaisir commun qu’on a François Chalifour et moi, de découvrir les œuvres, d’enquêter sur elles, de ne pas se fier au premier regard», explique Marianne Breton.

Comprendre le sens caché, ne pas se fier à la première impression, tel est l’élément à la base de cette exposition qui réunit des artistes de différents horizons. «C’est aussi dans le but d’avoir un regard critique», poursuit Mme Breton. 

Manon de Paux, Anne-Marie Dumouchel, Carl Trahan, Mathieu Gaudet et Mathieu Cardin voient donc leur travail réunit le temps de cette exposition.

Mathieu Cardin, originaire de l’Outaouais, présente une production en art visuel. Quant à Carl Trahan, originaire de Montréal, n’en est pas à ses premiers pas, lui qui a présenté ses œuvres au Québec, au Canada, et en Europe. Originaire de la Colombie-Britannique, Manon de Pauw utilise la vidéo, l’installation, la performance et la photographie pour ses créations. Quant à Mathieu Godet, il intègre dans sa démarche des concepts liés au paysage et à l’environnement.  Anne-Marie Dumouchel, une artiste habitant dans la région s’intéresse aux processus et aux plateformes photographiques alternatives.

Chacun a travaillé à partir de cette thématique de l’indice, de la trace, de la déconstruction de l’image pour la reconstruire. Chaque artiste est complémentaire, convient la directrice de L’Imagier. Mais chacun est aussi très différent. «On a réussi à trouver des artistes qui ont des pratiques très différentes, mais qui réussissent à se raccrocher l’un à l’autre.»

Campagne de financement et reconstruction

La campagne de financement mis en branle dans le cadre du projet de reconstruction du centre d’exposition L’Imagier se poursuit, confirme la directrice de l’endroit, Marianne Breton. Si tout va bien, un échéancier plus précis de la suite des choses devrait être dévoilé au cours des prochaines semaines.

En attendant, l’organisation continue de vouloir créer des collaborations comme celle-ci. «On sort un peu de notre champ habituel. Ça nous permet d’essayer de proposer de nouvelles choses, de nouvelles activités à notre public tout en gardant en tête que c’est l’art visuel qui est notre mandat.»

 Jusqu’au 13 octobre, à la galerie du campus Félix-Leclerc du Cégep de l’Outaouais (porte 25).