Sections

Un premier album de «nouveau country» pour Phil G. Smith


Publié le 4 octobre 2017

Phil G. Smith

©(Photo: Gracieuseté – Pigment B)

Phil G. Smith aurait pu lancer un premier EP avant cette année. Mais il désirait avant tout prendre le temps de bien faire les choses et d’être entièrement satisfait.

Le Gatinois d’origine, désormais installé tout près de Saint-Tite, mais avec encore un pied à terre dans la région, a lancé officiellement son album à Gatineau lundi. Il l’aura été à Montréal mercredi. Vendredi, ce sera la sortie officielle de ce premier mini-album (EP).

Mais l’auteur-compositeur-interprète n’en est pas à ses premiers pas en musique. Il est diplômé de l’École nationale de la chanson de Granby, a participé à différents concours, dont Gatineau prend la scène et Ma première place des arts. Depuis 2011, l’artiste a aussi offert des prestations en première partie de différents artistes, dont Isabelle Boulay, Marie-Pier Arthur, Philippe Brach et Ingrid St-Pierre.

C’était maintenant le temps de présenter ce premier opus. «Je voulais attendre de trouver le bon réalisateur pour moi», note-t-il d’abord. Et c’est avec John Anthony Gagnon-Robinette qu’il a choisi de collaborer.

Et il souhaitait aussi choisir des textes qui allaient lui coller à la peau. «Je voulais choisir quatre chansons qui me représentaient bien pour faire un mini-album», poursuit-il. Il était donc essentiel de bâtir son équipe et son identité musicale.

Une identité qui s’est imposée presque naturellement, lui qui a opté pour un son country-rock américain francophone. «Ça fait vraiment longtemps que je baigne dans cet univers-là», enchaîne l’artiste originaire de la région. Chaque chanson qu’il composait avec toujours un fond de country, confie-t-il. «Pour moi, quand je prends ma guitare, c’est ça qui sort.» 

Amateur de «new country» américain, il a saisi la balle au bond et écris des chansons qui se rapprochent de ce style qu’il écoute souvent. Et de le faire dans la langue de Molière était d’autant plus naturel pour lui. «Mes chansons, les textes, c’est très québécois.» 

Au final, il voulait présenter avec ce EP la meilleure carte de visite possible. «C’est pour se faire découvrir par le public, mais aussi par l’industrie», rappelle-t-il. Il était donc essentiel avec les quatre titres de présenter différentes facettes de son style, tout en maintenant un filon entre elles. Et l’artiste est plus que satisfait de ces quatre titres, Montréal, Chez nous, Que l’bon dieu nous pardonne et Rien à personne.

D’ailleurs, le premier extrait radio, Que l’bon dieu nous pardonne, a reçu le prix Étoiles Stingray, le 14 septembre dernier, lors du Festival western de Saint-Tite. Une soirée mémorable qu’il n’oubliera pas de sitôt. «J’ai fait plusieurs concours et festivals dans ma vie, mais je n’échangerais pour rien au monde cette soirée-là, confie-t-il. (…) Gagner ce prix-là, c’était comme me faire dire bienvenue dans la famille du country.» 

Alors que son EP paraîtra dans quelques jours, l’artiste assure qu’il y aura éventuellement un album complet, probablement au printemps 2019.

D’ici là, il fera des festivals l’été prochain, tout en commençant à travailler sur de nouvelles chansons.

Alors qu’il a créé sa propre compagnie, les Disques Far West, il n’écarte pas éventuellement collaborer avec d’autres artistes, dont ceux de l’Outaouais, parallèlement à sa carrière.