La voix de Michaël Rancourt se moule aux «années juke-box»


Publié le 19 mars 2017

SPECTACLE. L’imitateur Michaël Rancourt revient sur scène à la Salle Odyssée, cette fois-ci, avec son plus récent projet où il met sa voix au service de la musique des «années juke-box», une période qu’il rêvait depuis longtemps de chanter dans un tel concept.

Le 23 mars, Les années juke-box – de Piaf à Sinatra, ravivera des souvenirs chez ceux qui ont connu cette époque. «Cette musique-là fait partie un peu de ma jeunesse et ça faisait longtemps que j’avais ce projet-là en tête», raconte d’entrée de jeu.  

Depuis près d’un an désormais, il se promène un peu partout avec cette nouvelle tournée. Un projet qui a comporté certains défis, puisqu’il arrivait avec près de 80% de nouvelles imitations. «Je me rendais compte avec les spectacles que je faisais avant que les gens avaient beaucoup de nostalgie par rapport à cette musique-là», explique Michaël Rancourt.

Il raconte que dès les premiers spectacles, il a ressenti la différence «Je ne suis pas habitué de voir les gens se lever dans la salle et se mettre à danser», rigole-t-il. 

Fidèle à sa signature, le spectacle aura une bonne dose d’humour, que ce soit en parlant de la mode de l’époque, de la technologie de l’époque et autres références aux années 1950 et 1960. 

Il fera aussi un numéro sur les prénoms de femmes, bien présents à cette époque, lance-t-il, évoquant Aline, Manon, Caroline ou Louise dont on peut entendre les noms dans certains titres populaires. 

Dans un numéro plus interactif, il s’amusera à faire devenir des thèmes d’émission de l’époque aux spectateurs dans la salle.

Un choix difficile

Choisir les artistes qu’il imiterait étaient un exercice ardu, confirme-t-il. Le premier jet aurait pu faire un spectacle de quatre heures, constate l’artiste. Au final, il a réussi à raccourcir le tout à environ deux heures de spectacle. 

De Piaf à Sinatra, des Beach Boys à Elvis, des Beatles à Dean Martin, il plonge dans des répertoires qui datent de quelques décennies, mais qui «n’est pas si loin que ça dans la mémoire des gens.»

Certes, il s’agit d’un bon défi. Mais il s’agit aussi de chansons qu’il connaît bien. «J’écoute encore ce genre de musique-là, donc dans ma mémoire, c’est frais», confie-t-il. 

Mais malgré tout, c’est près d’un an de préparation qui a été nécessaire pour en venir à ce nouveau spectacle.

Parmi les autres nouveautés, Michaël Rancourt sera accompagné d’un guitariste et d’une pianiste. Une première qui collait bien à l’époque qu’il voulait chanter, croit l’artiste. «Je pense que ça ajoute un petit plus», constate-t-il. 

En tout, Michaël Rancourt et ses musiciens feront près de cinquante imitations. Chacune a nécessité un certain travail. Et pour chaque artiste, il fallait choisir le bon titre. Dans certains cas, il était nécessaire de faire deux ou trois chansons, sous forme de medley, le personnage ayant trop de succès, que ce soit Sinatra, Elvis ou les Beatles.

D’ailleurs, sans trop vendre le «punch» du spectacle, il raconte qu’à la fin du spectacle, les gens pourront entendre une douzaine d’imitations en 90 secondes. 

Chose certaine, le concept ayant un certain succès, il envisage peut-être en faire un autre. Mais déjà, cette tournée-ci est déjà en cours jusqu’à la fin de l’année 2018. 

Michaël Rancourt, à la Salle Odyssé,e le 23 mars à 20h. Billets au 819 243-2525.