Un présumé pédophile en cavale arrêté à Gatineau


Publié le 16 mai 2017

Les policiers de Gatineau ont mis la main sur un présumé pédophile qu’ils recherchaient activement depuis février dernier, au cours de la nuit de lundi à mardi.

Richard Thomas Miller, 35 ans, a été appréhendé peu avant 3h à la suite d’informations reçues du public.

Le SPVG avait d’ailleurs lancé un appel à la population le 9 mars afin de l’aider à retrouver l’individu de qui il avait perdu la trace.

Il a comparu mardi après-midi sous des accusations de contacts sexuels, d’incitation à des contacts sexuels et de leurre à l’égard d’une adolescente de moins de 16 ans. La Couronne s’est opposée à sa remise en liberté.

Une perquisition menée le 22 février à son ancien domicile, le 66, rue Vaudreuil dans le Vieux-Hull, laissait alors croire aux enquêteurs au dossier que l’homme aurait potentiellement fait d’autres victimes.

Il utilisait Internet et des applications mobiles populaires auprès des jeunes filles dans le but d’entretenir avec elles des conversations à caractère sexuel et d’échanger des images et des vidéos intimes.

Dans le cas connu des policiers, Miller a réussi à leurrer l’adolescente et à l’attirer dans son appartement afin d’avoir des contacts sexuels avec elle.

Il clavardait en anglais avec ses victimes potentielles. Sur le site de rencontre Whisper, il mentionnait se prénommer Rick et être âgé de 19 ans. Il utilisait aussi l’application Kik pour discuter avec de jeunes filles. Son nom d’usager était Buck Foy et son identifiant était tincanhats_7db@talk.kik.com. Il avait aussi recours aux adresses courriel rickplasmas@gmail.com et magneticrick@gmail.com. Il pourrait avoir utilisé d’autres applications ou adresses courriel inconnues des policiers. Il utilisait toujours ses propres photos dans ses profils.

Miller a pu être identifié grâce à la vigilance des parents de l’adolescente victime de ses agissements. En accédant à l’appareil de leur fille, ils ont immédiatement pu effectuer des captures d’écran afin de conserver des preuves utiles à l’enquête. Celles-ci ont permis de mener les enquêteurs sur la trace du suspect. 

Le SPVG est toujours à la recherche de victimes potentielles de l’homme et invite toute personne croyant avoir été victime de ce dernier à porter plainte auprès de leur service de police local ou à communiquer avec la ligne de renseignement criminel du SPVG au 819 243-INFO (4636), option 5. Les victimes ou leurs parents peuvent préciser que leur plainte pourrait être liée au numéro de dossier du SPVG suivant: 2017-1742.