Peu avant le départ tenu au Parc Moussette, Michele Diotte, membre de l'association et responsable de l'événement, a martelé le message de l'association, haut-parleur en main: "Les incidents récents nous rappellent qu'il faut agir et ne rien lâcher". Une allusion directe aux récentes agressions dont ont été victimes des femmes sur les pistes cyclables à Gatineau, cet été.
La marche, qui se tenait à travers les rues de Gatineau et jusqu'au boulevard Alexandre-Taché, était également symbolique : "On doit se trouver tranquille lorsqu'on se marche dans la rue et se réapproprier la voie publique, confiait Daphné Vachon, une marcheuse également membre du CALAS. Elle ne doit en aucun cas symboliser pour les femmes le danger."
Une dizaine d'hommes avait décidé également de faire le déplacement en guise de soutien. "Je marche en solidarité. Car il s'agit selon moi d'une question de sécurité publique. Parfois, les incidents sont dûs à quelques personnes ayant des problèmes mentaux. Mais la plupart du temps, il s'agit d'un problème de socialisation."





