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Hoag et le Canada qualifiés pour les Mondiaux


Publié le 1 octobre 2017

(AP Photo/Matt Rourke)

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VOLLEYBALL. Il n'était pas question pour Nicolas Hoag et ses coéquipiers d'échapper la victoire contre le Mexique. Surtout pas ce match-là.

Pourquoi? Car le vainqueur de ce duel ne mettait pas seulement sur une médaille de bronze d'un tournoi continental, mais aussi sur un laisser-passer pour les championnats du monde en 2018, qui auront lieu en Italie et en Bulgarie.

En plus, on était chez eux et on les avait battus les trois dernières fois. Ils ne voulaient pas perdre devant leurs partisans.

Nicolas Hoag sur le match de demi-finale face aux Américains

Dix des meilleurs pays de la NORCECA – association qui regroupe les nations de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale et des Caraïbes – s'étaient donnés rendez-vous pendant une semaine au Colorado, aux États-Unis.

Les volleyeurs canadiens ont eu le dessus sur leurs homologues mexicains en quatre manches (21-25, 25-13, 27-25, 25-18).

«Cette victoire fait du bien. Perdre ce match aurait été dur sur le corps et sur le moral, aussi. Là, on peut tous retourner à nos équipes et ne pas avoir à revenir pour un autre tournoi», a mentionné Nicolas Hoag, qui répondait aux questions du journaliste à peine une vingtaine de minutes après le gain du Canada.

Le Gatinois d'adoption de 25 ans pouvait pousser un soupir de soulagement. En théorie, les cinq meilleures équipes de la compétition accédaient directement aux Mondiaux. Mais pas dans ce cas-ci.

Avec les événements climatiques survenus à Cuba et Porto Rico, ces formations nationales – qui sont respectivement 3e et 5e au classement NORCECA – ont bien sûr dû décliner l'invitation.

La fédération continentale avait donc décidé de réduire à trois le nombre de laisser-passers et d'ajouter un autre tournoi durant l'année qui regrouperait Cuba, Porto Rico et les équipes classées quatre et cinq du tournoi de qualification, au Colorado.

«Je plains le Mexique. Ça ne sera pas facile affronter Cuba et Porto Rico», a ajouté Hoag, qui aurait voulu connaître un scénario différent.

Sur papier, la finale devait opposer le Canada et les États-Unis. Ce match a été devancé d'un tour alors que les deux nations ont finalement croisé le fer en demi-finale.

Les Américains l'ont remporté en trois sets, s'assurant ainsi d'un billet d'avion pour le Vieux-Continent dans un an.

«C'était notre plus gros match du tournoi, notre premier vrai test contre des joueurs qui ne manquent pas beaucoup de services. Mais on n'a pas très bien joué. Ils sont sortis en feu. On le voyait qu'ils voulaient gagner.»

«En plus, on était chez eux et on les avait battus les trois dernières fois. Ils ne voulaient pas perdre devant leurs partisans», a ajouté l'attaquant-réceptionneur de 6'6.

Bien que les représentants du pays de l'oncle Sam soient mieux classés sur la scène mondiale avec la deuxième position, le Canada, sixième au monde, avait l'étiquette de favori accolée dans le dos.

Qu'à cela ne tienne, les hommes dirigés par Stéphane Antiga auront l'occasion de se reprendre dans moins de douze mois. Surtout qu'Hoag et ses compatriotes visent haut.

Devenant une puissance mondiale en volleyball, les membres de la formation de l'unifolié avaient entamé leur marche vers le sommet aux derniers Mondiaux, terminant 7e, soit le meilleur rendement de leur histoire à ce rendez-vous. Deux ans plus tard, ils avaient pris une cinquième place aux Jeux olympiques de Rio.

Et les Canadiens auront un atout dans leurs manches avec leur entraîneur. À la tête de la Pologne il y a trois ans, Antiga a gagné les championnats du monde en 2014.

«Un podium, ça serait bien. Surtout que ça sera différent de la dernière fois. On est rendu parmi les meilleures équipes au monde. Les autres vont nous surveiller», a conclu Hoag.