Olivier Rochon a pris des notes pour 2018


Publié le 10 février 2017

Olivier Rochon

©Photo PC

SKI ACROBATIQUE. Olivier Rochon n'a pas seulement utilisé ses skis à Bongpyeong, en Corée du Sud. Il a aussi sorti calepin et crayon.

Le sauteur acrobatique de 27 ans a bien analysé la piste de Bokwang située à l'extérieur du parc olympique qui recevra les prochains Jeux d'hiver l'an prochain.

Sa première visite en Corée n'a pas été retentissante comme il l'espérait. Cette Coupe du monde, qui servait également de test olympique dans un an, s'est soldée avec une troisième finale consécutive.

Cette fois-ci, Rochon a pris le 12e rang avec un pointage de 69,47 lors de l'épreuve remportée par Anton Kushnir de la Biélorussie (119,47 points) suivis respectivement sur le podium par Guangpu Qi de la Chine et Mac Bohonnon des États-Unis.

Quelques heures avant, il n'était même pas sûr qu'il obtiendrait un résultat quelconque.

«Le site n'était pas fait pour sauter. Les entraîneurs de tous les pays ont fait un effort hors du commun. Ensemble, ils ont tout détruit le site et l'ont reconstruit en 24 heures», a raconté l'athlète gatinois.

Reste que ses deux sauts réalisés n'ont pas marqué fort. Chaque fois, l'atterrissage a fait défaut en raison du sol raffermi. À la fin, dans le but d'accéder à la super finale, on a eu le droit à une reprise de la Coupe du monde à Lake Placid, où il a effectué un saut alto de plus pour demeurer sur ses pieds.

Ce n'est pas une course. C'est un marathon jusqu'aux Jeux olympiques et c'est moi qui va le gagner. Olivier Rochon, skieur acrobatique

Après un début de saison difficile en Chine, les choses semblent se replacer, a déclaré Rochon, qui a participé à trois finales en autant de Coupes du monde. Le podium se fait toujours attendre cependant.

«Ce n'est pas une course. C'est un marathon jusqu'aux Jeux olympiques et c'est moi qui va le gagner», a lancé d'un ton confiant le natif de Bucarest, en Roumanie.

Et c'est l'objectif qu'il a en tête. Le lauréat du Globe de cristal en 2012 veut prendre part à l'aventure olympique, ce qui serait une première pour lui après avoir raté celle à Vancouver, puis de Moscou quatre ans plus tard.

La Coupe du monde en sol coréen lui a donné un bon aperçu de ce qui l'attend dans un an s'il se qualifie. Il sait surtout que les conditions devraient être meilleures.

«C'était la première fois que la piste était utilisée pour une compétition. Ils auront le temps de la refaire.»

«Et le vent a influencé la compétition. Il faisait froid. J'ai parlé avec des travailleurs coréens et ils m'ont dit que c'était l'hiver le plus froid des dix dernières années. Normalement, ça se situe entre 0 à -5°C et des fois, c'est même plus chaud. Aujourd'hui, il a fait -15°C et sans le facteur vent», a ajouté Olivier Rochon

Quoi d'autre que le principal intéressé a noté?

«La nourriture est très bonne», a-t-il mentionné en riant.

L'ancien gymnaste converti en skieur acrobatique n'a pas perdu son optimisme malgré que les médailles ne s'empilent pas. Son égo en avait pris un coup en décembre.

Rochon parlait avec confiance. Après rétrospection, il avoue qu'il avait peut-être un surplus de confiance, lui qui n'avait pas sauté depuis février 2016 à ce moment.

«J'avais vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Lake Placid a été le début de ma remontée. J'ai fait trois finales depuis et ça me satisfait, mais je ne suis pas à l'apogée de ma satisfaction. Je suis sur la bonne voie, mais j'en veux plus», a indiqué l'athlète de l'équipe canadienne qui aura une semaine de repos.

Dans son monde, ça veut surtout dire une semaine de congé de sauts. Une fois de retour au pays, ce sera l'entraînement en gymnase avant d'enchaîner les deux dernières étapes du circuit international (Biélorussie et Russie) et les Championnats du monde en Espagne.