Olivier Riopel, le couteau-suisse des Carabins


Publié le 20 mars 2017

VOLLEYBALL. Besoin d'un attaquant? Il a les qualités qui faut. Un libéro? Il est l'homme de la situation. Olivier Riopel peut être employé à toutes les sauces sur un terrain de volleyball.

Sa polyvalence n'est pas passée inaperçue. Le Réseau du sport étudiant du Québec l'a nommé Recrue de l'année du plus haut circuit universitaire. À travers le pays, il s'est retrouvé sur l'équipe d'étoiles de recrue ainsi que finaliste dans la catégorie.

Et la réaction du principal intéressé?

«J'étais content et surpris. Je ne m'attendais pas à être nommé recrue de l'année. Encore moins d'être parmi les finalistes au Canada. C'est une reconnaissance qui fait du bien. Mais ce n'était pas mon objectif pour la saison. Toute l'année, on a travaillé pour se rendre aux Championnats canadiens», a commenté le Gatinois de 20 ans.

Bref, un baume sur la plaie pour Riopel qui a vu les Carabins connaître leur meilleure saison depuis 2005, dernière année où elle a participé aux Nationaux.

Depuis, le Rouge et Or de l'Université Laval a raflé tous les titres provinciaux, ne laissant rien à Montréal, ni à Sherbrooke, autre formation du circuit universitaire.

Tout s'est disputé en finale entre les Carabins et les champions en titre lors du match ultime. Rencontre qui s'est soldée par une domination rouge et or sur les Bleus.

«Il y avait beaucoup de déceptions. C'était notre chance d'y aller et on y croyait, mais au troisième match, rien n'a fonctionné pour nous. Le ballon n'allait pas dans notre direction.»

Mais quand il regarde devant lui, Riopel sourit. Les Carabins devraient demeurer forts alors qu'un seul joueur quittera le navire à l'automne. C'est donc dire que le noyau restera.

J'ai été recruté comme attaquant. On s'était dit qu'on allait laisser passer la première année et évaluer ensuite où j'allais jouer par la suite. Mais les plans ont été devancés. Olivier Riopel, 20 ans

D'attaquant à libéro

Olivier Riopel est polyvalent. Il a excellé tant pour les attaques que les réceptions. En fait, on peut voir son nom apparaître sur trois statistiques: le pourcentage des attaques réussies, les services et les ballons récupérés dans le circuit québécois.

Son entraîneur en a profité, le déplaçant de position quand l'équipe en avait besoin.

«J'ai été recruté comme attaquant. On s'était dit qu'on allait laisser passer la première année et évaluer ensuite où j'allais jouer par la suite. Mais les plans ont été devancés.»

L'ex-Griffon du Cégep de l'Outaouais parle de la blessure du libéro des Carabins avant la fin de la saison. Il a tellement bien fait qu'on a décidé de le garder là. Un vote de confiance, souligne celui qui est le couteau-suisse de son alma mater.

Riopel s'y attendait toutefois. Malgré le talent, son gabarit ne lui permet pas de rivaliser contre les géants attaquants, lui qui ne mesure que 5'11.

«Je savais qu'en jouant au niveau supérieur ma grandeur finirait par me rattraper. On a eu des blessures cette saison et ça m'a permis de jouer comme attaquant plus souvent, mais une fois que tout le monde a recouvré la santé, on m'a essayé comme libéro.»

«Et j'y suis resté. En fait, je vais jouer mes quatre autres années comme libéro», a ajouté l'étudiant au baccalauréat en Études internationales.

Il faut dire qu'Olivier Riopel n'était pas dans le néant. C'est même une position plus naturelle à ses yeux. À l'été 2015, il avait intégré l'équipe canadienne junior à cette position, participant d'ailleurs aux Championnats du monde juniors.