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Brinck-Croteau et l'élite canadienne à Gatineau


Publié le 18 avril 2017

©Copyright Devin Manky Photography

ESCRIME. Ce sera un retour dans le temps mercredi soir à la polyvalente Nicolas-Gatineau pour Maxime Brinck-Croteau.

L'épéiste de 31 ans remettra les pieds où tout a commencé pour lui. Il enfilera son uniforme d'escrime et sortira son arme alors qu'il s'invitera à la séance d'entraînement de son ancien club, le Masque de fer.

«C'est un retour aux sources. Ça va être un peu bizarre d'être chez nous. Ça fait huit ans que je n'habite plus à Gatineau, mais c'est là où tout a commencé. Où j'ai commencé l'escrime et à en faire quatre fois par semaine pendant 15 ans.»

Son arrêt en sol outaouais n'est pas un hasard. De vendredi à dimanche se tiendront les Championnats canadiens d'escrime. Ça tombe bien, car le calendrier international lui permet le retour dans son patelin, ce qui n'était pas arrivé avant, l'empêchant de se déplacer lors des derniers tournois à Gatineau.

La veille de l'événement national, Brinck-Croteau traversera aussi la rivière dans le cadre de la journée d'escrime alors que trois autres athlètes et lui se mesureront aux ministres et députés du gouvernement canadien.

De mémoire, je n'ai gagné ou pris part à une finale nationale chez les seniors. Ni même en junior, je crois. C'est l'une des médailles qui manque à ma collection. En plus, ce sera chez moi, organisé par mon ancien club. Ça va ajouter une valeur supplémentaire si je monte sur la plus haute marche du podium.

Maxime Brinck-Croteau

Car aujourd'hui, cet ancien élève du Masque de fer est devenu la tête d'affiche. Classé numéro un au pays, Brinck-Croteau a représenté le Canada à l'épée individuelle cet été aux Jeux olympiques, terminant au 27e rang à Rio.

Vendredi, tout le monde voudra avoir sa tête et prendre sa place. Battre un olympien, quelle motivation pour tous ces athlètes.

Reste que le principal intéressé aura sa propre source de motivation.

«De mémoire, je n'ai gagné ou pris part à une finale nationale chez les seniors. Ni même en junior, je crois. C'est l'une des médailles qui manque à ma collection. En plus, ce sera chez moi, organisé par mon ancien club. Ça va ajouter une valeur supplémentaire si je monte sur la plus haute marche du podium.»

Mais ça ne sera pas facile, a reconnu Maxime Brinck-Croteau. À ses yeux, une dizaine d'épéistes pourrait rafler la mise. À commencer par ses ex-partenaires d'entraînement, Pascal Heidecker et Christophe Lavoie.

Le premier a souvent fait bonne figure sur la scène nationale. Le second, même s'il a arrêté les compétitions internationales, a été sacré champion canadien en 2016.

Top-16 en Suisse et parmi les 64 meilleurs en Argentine, Brinck-Croteau a connu un bon début de saison, lui qui alignera trois grosses compétitions dans les trois prochains mois, avec notamment une Coupe du monde en mai, les Championnats panaméricains à Montréal le mois suivant et les Championnats du monde en Allemagne en juillet.

S'il n'a pas enchaîné tournoi après tournoi, c'était voulu, a noté l'olympien de Rio.

«Je ne voulais pas me brûler. Après un cycle olympique, c'est toujours difficile et le corps commence à me lâcher, morceau par morceau. Mais je te dirais que ça augure bien pour 2020», a ajouté Brinck-Croteau qui aura aussi le chapeau d'entraîneur à Gatineau pour les jeunes épéistes du club de Markham, là où il s'entraîne désormais.