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Un membre de Karaté Cama aux Jeux mondiaux des policiers et pompiers


Publié le 9 août 2017

KARATÉ. Pour la deuxième fois de sa vie, Patrick Veillette vivra l'expérience des Jeux mondiaux des policiers et pompiers (JMPP), cette fois-ci sous le chaud soleil de Los Angeles, en Californie.

Deuxième rendez-vous international le plus populaire en termes de participants   après les Jeux olympiques, les JMPP accueilleront plus de 10 000 pompiers, policiers et agents de la paix dans les prochains jours, dont le natif de l'Abitibi-Témiscamingue.

J'étais rouillé quand j'ai recommencé, mais l'école de Germain était celle pour revenir. Aujourd'hui, ma femme est ceinture noire et mes deux enfants en font encore. Germain enseigne des valeurs que j'ai tout de suite adhérées. Il nous permet de croire en nos rêves.

Patrick Veillette, 43 ans

Déménagé en sol outaouais depuis maintenant 26 ans, Patrick se dit excité par cette aventure, lui qui passera une semaine dans l'ouest-américain, entouré de policiers de partout à travers le monde.

Ce père de famille âgé de 43 ans n'en sera pas à son baptême aux JMPP. En 2005, il s'était rendu à Québec en paintball cependant. L'expérience avait été de courtes durées alors que son équipe et lui ont été déclassés.

«Il y aura même des champions d'Europe qui seront là. Mais tu ne vas pas là juste pour faire des podiums et remporter des médailles. Tu rencontres d'autres policiers et tu discutes du métier avec une perspective différente», raconte le policier-patrouilleur depuis maintenant 17 ans au Service de police de la Ville de Gatineau.

Cette fois-ci, ces chances de mettre la main sur une médaille sont plus grandes. L'an dernier, aux premiers Jeux nord-américains des policiers et pompiers à Drummondville, le protégé de Karaté Cama a réalisé le doublé, en kata et en combat.

Il faut dire que le principal intéressé est un plus grand adepte de l'art martial qu'il l'était du jeu de fusil à peinture. C'est d'ailleurs à son arrivée en Outaouais pour les études collégiales en techniques policières qu'il y prendra goût avec comme senseï Germain Bisson.

Puis, ce policier a arrêté, a fondé une famille et a attendu que ses enfants soient en âge de commencer pour reprendre ce sport. Ça n'a pas été difficile de trouver une école de karaté. Un arrêt dans le dojo de senseï Bisson et l'inscription était complétée.

«J'étais rouillé quand j'ai recommencé, mais l'école de Germain était celle pour revenir. Aujourd'hui, ma femme est ceinture noire et mes deux enfants en font encore. Germain enseigne des valeurs que j'ai tout de suite adhérées. Il nous permet de croire en nos rêves», a mentionné Patrick, qui réside désormais dans le coin de Lochaber.

Et le prochain «rêve» du père de famille est de revenir avec l'or dans ses bagages dans la catégorie 40-45 ans chez les 84 kg et plus en combat.

«Je ne vais pas là-bas pas pour finir dernier, mais terminer premier. Je suis un gagnant, je donne toujours mon 110%. Ça fait des mois que je m'entraîne, je vise la médaille d'or.»

À peine, les JMPP ont commencé que Patrick Veillette pense déjà aux prochains Jeux. En 2023, ce sera de retour au Canada, plus précisément à Winnipeg. Il y aura la Chine dans deux ans et Londres dans quatre ans.

Des projets d'aller en Chine avec quelques athlètes comme Philippe Soucy est aussi dans les plans, mais avant ça, ce sera à Drummondville en 2018 pour les 2e Jeux nord-américains. «Les gars m'ont écrit. Ils veulent que je revienne pour qu'il puisse m'enlever mon titre de champion», a conclu en riant Patrick Veillette.