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Sébastien Boucher invité au match des Étoiles


Publié le 13 juillet 2017

CAN-AM. Ça peut paraître invraisemblable, mais jamais Sébastien Boucher n'a pris part à un match des étoiles dans le baseball indépendant. 

Le voltigeur gatinois a fait la pluie et le beau temps depuis son entrée dans la Ligue Can-Am en 2009. Gagnant six championnats en huit saisons et lauréat du titre de Meilleur frappeur il y a trois ans, Boucher n'a jamais été au Match des étoiles de la Can-Am.

Je t'avoue que j'étais déçu de ne pas y être. Je savais que j'en aurais fait partie comme entraîneur-adjoint, mais je voulais y aller comme joueur. C'est chez moi, sur mon terrain. Au début de la saison, j'avais l'intention d'y participer et je suis content de pouvoir y être.

Sébastien Boucher, 35 ans

Ce n'est pas faute de l'avoir invité. À deux reprises, ce joueur-étoile a été sélectionné pour être parmi ses pairs. Mais chaque fois, il a décliné l'honneur.

«Ça tombait en même temps que la naissance de mes fils», a mentionné Boucher, 35 ans, qui est également instructeur au programme sport-études à la polyvalente Nicolas-Gatineau.

Le hasard a fait en sorte que la troisième fois soit la bonne. Et en plus, à la maison devant famille et amis alors qu'Ottawa recevra la crème de la crème du baseball indépendant les 24 et 25 juillet prochains. Il n'avait cependant pas été retenu lorsqu'on a dévoilé la liste des joueurs choisis la semaine dernière.

Mais une blessure de Jon Smith des Boulders de Rockland lui a ouvert la porte. On a intégré le vétéran des Champions d'Ottawa à la formation d'étoiles.

«Il s'est fracturé le visage à cinq endroits différents. J'en parlais mercredi avec Hal (Lanier) avant le match à quel point il était malchanceux. Une demi-heure plus tard, il m'apprenait que j'avais été choisi pour le remplacer.»

Pas d'autre bébé à l'horizon et à la maison, l'athlète de 6'0 et 205 lbs ne ratera pas cette partie pour rien au monde. Un privilège, a-t-il déclaré en entrevue, de pouvoir le faire devant famille, amis et surtout partisans.

«Je t'avoue que j'étais déçu de ne pas y être. Je savais que j'en aurais fait partie comme entraîneur-adjoint, mais je voulais y aller comme joueur. C'est chez moi, sur mon terrain. Au début de la saison, j'avais l'intention d'y participer et je suis content de pouvoir y être.»

Surtout que ça pourrait s'avérer être sa dernière chance d'y être. Son rôle au sein des Champions a diminué sur le terrain et a pris de l'importance sur le banc de l'équipe. Une tâche que prend de plus en plus au sérieux le principal intéressé qui dit en apprendre beaucoup auprès de Lanier. Reste que cette décision sur son avenir se prendra durant la saison-morte.

Toujours aussi dangereux

Ancien choix des Mariners de Seattle en 2004, Boucher n'a par contre pas volé son poste. Malgré son âge avancé, Boucher demeure l'un des routiers les plus menaçants de la ligue.

Le voltigeur de champ centre frappe pour une moyenne de ,307 au bâton. Elle pourrait être plus élevée si les lanceurs ne lui accordaient pas autant de buts sur balles, eux qui craignent ce frappeur de puissance. Auteur de 59 coups sûrs, une douzaine de doubles et quatre circuits, le bras droit de Hal Lanier a inscrit 37 points en a produit 28.

En plus de pouvoir jouer sur son terrain, le parc RCGT, il ne sera pas le seul joueur gatinois sur le terrain. Le lanceur Phillippe Aumont a reçu une invitation, lui qui brille présentement dans le circuit Wolff et auteur d'un match sans point, ni coup sûr.

Et il y aura trois autres membres des Champions. Le receveur Danny Grauer s'est imposé cet été sur les losanges. Le gérant Lanier sera à la tête de la formation de la Can-Am. C'est sans oublier que l'artilleur Daniel Cordero en sera à une deuxième apparition de fil après avoir représenté Ottawa avec Austin Chrismon en 2016.