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21 mars 2017

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

La saison mouvementée de Maude Laramée

©James Hajjar Photographe 2015

HOCKEY. Après un titre de championne au pays, Maude Laramée a connu une saison en montagnes russes, que ce soit dans les arénas de la province avec les Carabins de l'Université de Montréal ou encore sur un autre continent avec l'équipe canadienne.

La défenseure au style offensif a elle-même dressé un bilan mitigé.

Elle est revenue des Universiades d'hiver à Almaty, au Kazakhstan avec une médaille au cou, mais pas la couleur souhaitée.

De retour dans la métropole québécoise, ses coéquipières et elles n'ont pas défendu leur titre national, étant éliminées dès le premier tour des séries éliminatoires dans le circuit provincial.

«On a eu un début de saison lent. En plus de moi, il y avait trois autres joueuses qui ont représenté le Canada aux Universiades. Et on avait des Françaises dans notre équipe qui ont dû partir pour aller se classer en vue des prochains Jeux olympiques.»

«On n'a pas vraiment eu une équipe complète. Pendant que les autres clubs s'entraînaient, nous on avait des effectifs réduits. On ne s'attendait pas à se faire sortir dès la première ronde. Surtout pas après l'année qu'on venait de connaître aux Championnats canadiens.»

Laramée, qui inspire son jeu du grand Erik Karlsson, capitaine des Sénateurs d'Ottawa, a eu un baume sur sa plaie lorsqu'on lui a annoncé qu'elle avait été retenue sur la seconde équipe d'étoiles de la ligue.

Seulement Jessica Cormier (première équipe) et elle ont reçu pareil honneur chez les Carabins, une formation bourrée de talentueuses joueuses.

«Je ne m'attendais pas à recevoir cet honneur. J'ai été surprise, car je n'ai pas connu ma meilleure saison. Je ne me trouvais pas assez constante», a indiqué la Gatinoise de 22 ans qui a vu sa production offensive fondre de moitié avec seulement sept points en 18 parties.

La médaille d'argent avait un goût amer, mais ça demeure la plus belle expérience de ma vie. La Russie et le Canada avaient des filles qui ont déjà représenté leur pays aux Jeux olympiques. C'était les deux principales forces du tournoi et on l'a vu en finale. -Maude Laramée

Pas question pour elle de ne pas retourner aux Nationaux. Surtout que la saison 2017-2018 sera sa dernière année à évoluer avec les Carabins. Elle n'a qu'un objectif: être dominante dans la ligue interuniversitaire.

Un hiver rouge et blanc

Cet hiver, Maude Laramée a quitté le pays, le temps des Universiades, le plus important tournoi universitaire au monde. Des mini-Jeux olympiques, a noté la principale intéressée.

Le Canada a survolé la compétition jusqu'en finale. Dominant les autres nations au tour préliminaire et même dans le carré d'as tant au pointage (victoires de 9-0, 14-0, 11-0, 8-1) qu'aux lancers (allant même à des 77 à 0), c'est en finale qu'elles ont trouvé chaussure à leurs pieds.

Le solide système défensif des Russes a désarmé les membres de la formation de l'unifolié qui ont dû s'incliner 4 à 1 pour l'or.

«La médaille d'argent avait un goût amer, mais ça demeure la plus belle expérience de ma vie. La Russie et le Canada avaient des filles qui ont déjà représenté leur pays aux Jeux olympiques. C'était les deux principales forces du tournoi et on l'a vu en finale», a lancé Laramée qui était au cachot sur la moitié des buts des Russes.

Cette aventure en sol kazakh lui a seulement donné encore plus le goût de poursuivre son rêve de porter les couleurs rouge et blanc au prochain niveau.

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