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24 avril 2017

Le sextage dans la mire du SPVG

Phénomène sans cesse grandissant au sein des écoles secondaires d’un peu partout, le sextage est désormais dans la ligne de mire du Service de police de Gatineau (SPVG).

 

Connu en anglais sous le terme sexting, le sextage consiste à capter, transmettre ou encore à partager des images sexuellement explicites par l’entremise d’un appareil mobile.

Statistiquement parlant, un jeune sur trois a déjà envoyé ou reçu un sexto et un adolescent sur cinq en a déjà partagé un qu’il a reçu.

Depuis 2014, le SPVG a ouvert 80 dossiers relatifs au sextage.

«Plus les années avancent, plus la charge de dossier est importante. C’est tout le monde et n’importe qui en même temps (qui s’y adonne), garçons comme filles, souligne Sandra Poulin, policière éducatrice.  C’est souvent une monnaie d’échange. Tu m’en envoies une (photo), je t’en envoie une.»

«Consentant ou pas, les adolescents s’exposent à des accusations criminelles liées à la production, à la possession et à la distribution de pornographie juvénile, ainsi qu’à la publication non consensuelle d’une image intime lorsqu’ils envoient ou partagent des photos ou des vidéos à caractère sexuel, prévient Me Andrée-Anne Tremblay, procureure aux poursuites criminelles et pénales du Bureau des affaires de la jeunesse du DPCP. C’est en éduquant la population que nous pourrons briser la croyance populaire voulant qu’il n’existe aucune conséquence juridique à ces actions.»

Pensé et développé au cours des trois dernières années au coût de 20 000$, le programme #GARDECAPOURTOI initié par le SPVG comporte sept volets et sera déployé dans toutes les écoles secondaires du territoire gatinois.

Entre autres, un atelier destiné aux élèves de secondaire 1 sera donné en classe par les policiers, le DPCP et le Centre d’aide et de lutte  contre les agressions sexuelles (CALAS).

Qui plus est, des affiches seront apposées dans les corridors d’écoles. Le concept visuel associe des images banales (queue de lézard, boules de billard, chatte, etc.) à des expressions sexuelles populaires auprès des jeunes.

Aux yeux du président de la Commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulieu, cette initiative tombe à point.

«Cette campagne-là parle beaucoup aux jeunes, de par le vocabulaire utilisé. On est emballé. Bien souvent, les parents et les intervenants en milieu scolaire se sentent démunis face à cette problématique-là. Maintenant, on va pouvoir sensibiliser les élèves.»

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