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01 mai 2017

Meurtre d’Angela Distasio: Gascon a été provoqué, plaident ses avocats

Selon les avocats d’Alain Gascon, leur client n’avait aucunement l’intention de tuer son ex-conjointe quand il s’est présenté chez l’un de ses fils le soir du 20 avril 2014.

Les criminalistes Me Gilles Daudelin et Me Jacky-Éric Salvant estiment que l’homme de 52 ans a été provoqué par Angela Distasio et que c’est ce qui l’a poussé à commettre l’irréparable à l’aide d’une fourchette à rôti.

C’est ce qu’ils ont indiqué au jury, lundi, dans le cadre des plaidoiries finales.

L’individu natif de Quyon admet avoir assassiné son ex, mais réfute avoir agi avec préméditation.

«Il n’y a jamais eu de plan. Toute l’histoire de harcèlement, on la nie totalement», a souligné, lundi, Me Salvant.

«Il s’est présenté à l’appartement de son fils et il y a eu une dispute soudaine. Angela a pris un poêlon et la fourchette et lui a donné un coup du côté gauche (de la tête). Quand il a repris ses sens, après avoir perdu connaissance durant quelques secondes, il lui a donné une première claque et elle est tombée sur le lit. Ensuite, il s’est emparé de la fourchette et lui a donné deux coups. Quand il a réalisé ce qu’il venait de faire, il a jeté la fourchette et s’est rendu chez sa fille pour avoir de l’aide»,  a résumé l’avocat devant les journalistes.

Selon la version d’Alain Gascon, ce soir-là, en se pointant chez son fils, sur la rue Symmes à Aylmer, il ignorait que la dame de 42 ans s’y trouvait également.

Si le jury composé de trois femmes et de neuf hommes adhère à la défense de provocation, Gascon sera alors reconnu coupable d’homicide involontaire.

«Personne ne va l’avoir»

De son côté, la Couronne estime que l’accusé, à ce moment dépressif et qui n’acceptait pas la fin récente de la relation, avait bel et bien l’intention de mettre fin aux jours de celle qui fût sa conjointe pendant 25 ans.

Le ministère public s’appuie notamment sur de nombreux témoignages faisant état du harcèlement répétitif dont était victime Mme Distasio depuis l’annonce de la rupture.

«Si je ne peux pas l’avoir, personne ne va l’avoir», a entre autres indiqué l’homme à quelques reprises à sa fille Amélie, celle chez qui il s’est réfugié dans les minutes qui ont suivi le drame.

«Tu ne comprends pas, elle a abusé de moi toute ma vie», lui a-t-il lancé quand il s’est présenté chez elle taché de sang.

Puis, à l’hôpital, au moment d’être placé en état d’arrestation, il s’est littéralement vidé le cœur en présence du policier.

«Ma femme m’a craché dessus comme une marde. Elle m’a dit "Je t’aime", l’autre soir. Elle est vraiment hypocrite, cette femme-là», lui a-t-il notamment confié.

Le jury amorcera ses délibérations mardi après avoir reçu les instructions finales de la juge Catherine Mandeville.

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