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25 mai 2017

Cuisiner stratégiquement, avec minutie et sous pression

©Photo TC Media - Louis-Charles Poulin

COMPÉTITION. Un étudiant de l'École Hôtelière de l'Outaouais, Jérémie Hudon, représentera la province aux Olympiades canadiennes des métiers et des technologies, du 31 mai au 3 juin, à Winnipeg.

Depuis plus d'un mois, il se pratique environ 14h par jour dans le but de rivaliser avec la dizaine d'autres cuisiniers, provenant de partout au pays, qui prendront part à ce championnat canadien. Aidé par son enseignant Gaétan Tessier, Jérémie s’entraîne intensivement afin d’être prêt à toute éventualité une fois venu le moment de performer à Winnipeg. «Je me pratique pour que ça devienne vraiment une routine pour moi. Là-bas, je vais devoir suivre mon plan de match de A à Z, me faire confiance et rester concentré sur ce que je fais si je veux espérer gagner une médaille», explique le jeune homme de 18 ans.  

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Lors de la première journée de compétition, il devra préparer en 3h30 une entrée froide pour quatre personnes, incluant un crustacé et un légume qu'il connaîtra uniquement le jour même. «On s’est pratiqué pour avoir des plats pour tous les crustacés possibles, puisqu’on ne sait pas lequel on va frapper là-bas», explique son enseignant. «3h30 ça passe vraiment vite considérant ce que j’ai à faire et les détails que je dois considérer. Si je dépasse de seulement deux minutes, ça pourrait me coûter la victoire. L’écart entre les participants est souvent de très peu de points», mentionne celui qui étudie en cuisine depuis un peu plus de deux ans.

Le lendemain, le représentant du Centre de formation professionnelle Relais de la Lièvre-Seigneurie aura 3h30 pour concocter un plat chaud avec un poisson et un légume qui ne seront pas connus à l'avance. Sa stratégie sera de se démarquer de ses rivaux le plus possible. «Avec le poisson, on s’attend à ce que 90 % des autres étudiants fassent une sauce veloutée. Nous, on est complètement ailleurs car on pense faire une salsa mexicaine, puisque c’est plus frais et ça ne vient pas alourdir le plat en plus de ce qu’il y a dans l’assiette», analyse M. Tessier.

Ensuite, Jérémie aura 30 minutes pour cuisiner un dessert avec du pouding au pain, du caramel et un fruit mystère. Pour pratiquer la cuisson de son dessert, l’étudiant a réalisé  125 poudings au pain pour la fête des Mères. «C’est sûr que je suis tanné de voir des poudings au pain, mais en même temps on ne peut pas être trop préparé. Plus je pratique et mieux ça va aller. J’aime ça cuisiner et je ne pratique pas uniquement pour cette compétition, mais aussi pour mon avenir», confie-t-il.

J’essaie de donner mon 100 % à chaque minute qui passe, même après douze heures en ligne sans arrêter. Je dois être le plus constant possible, si je veux avoir les meilleurs résultats possibles. -Jérémie Hudon

Une fois sur place, il est bien conscient qu’il aura beaucoup de pression et plusieurs facteurs de stress qui s’ajouteront. Son enseignant, habitué aux compétitions, lui conseille de rester concentré sur ses choses et de ne pas se laisser distraire par l’environnement qui va l’entourer.  «Il va y avoir des milliers de personnes autour, donc ça va être complètement autre chose rendu là-bas. Il va être à côté des autres compétiteurs et de juges aussi, donc ça va être important qu'il reste dans sa bulle et mette en application ce qu'on a pratiqué sans se laisser déranger et influencer», selon M. Tessier.

Les juges alloueront la moitié des points sur ses techniques de travail en cuisine, soit son hygiène, s’il évite le gaspillage de nourriture et sa planification et gestion du temps. L'autre moitié des points sera jugée au niveau du goût et de l'apparence du produit final.

Après cette compétition, Jérémie Hudon pourra relaxer un peu puisqu’un voyage pour aller visiter la France, l’Italie et l’Espagne est prévu avec sa classe. Celui-ci fait savoir qu’il restera en Europe pour travailler au Restaurant Georges-Blanc jusqu’à la fin 2017. Il entend aussi continuer la compétition en 2018.

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