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27 mai 2017

L’apiculture urbaine pourrait prendre de l’ampleur à Gatineau

©TC Media - Michel Moyneur

L’élevage d’abeilles pourrait prendre de l’ampleur au cours des années à venir sur le territoire de Gatineau.

C’est à tout le moins le désir avoué de l’organisme  local Apicentris, fondé en 2015, dont le but est de promouvoir l’apiculture naturelle.

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Les Gatinois Pablo Berlanga et Daniel Hamelin sont parvenus à faire modifier, au cours des derniers mois, une réglementation municipale datant de 1947 qui interdisait aux citoyens de posséder de façon volontaire des ruches sur leur terrain.

Dans le cadre de la journée de l’abeille, samedi, différentes activités liées à l’apiculture étaient offertes à la Ferme Moore.

«En fondant notre petit groupe, Daniel et moi avions pour premier objectif de travailler avec la Ville dans le but de changer le règlement, ce qu’on a réussi à faire en février dernier, explique M. Berlanga. Non seulement on a fait lever l’interdiction, mais on a fait beaucoup mieux que ce qui se fait dans plusieurs autres villes du monde entier: on encadre l’apiculture urbaine pour que ce soit sécuritaire et efficace autant pour les apiculteurs que pour les citoyens et les abeilles.»

Cet été, une quinzaine d’individus et d’organismes gatinois ont reçu une licence afin de gérer une ou plusieurs ruches, un projet pilote qui pourrait fort bien servir de levier en vue des prochaines saisons estivales.

«L’an prochain, c’est certain qu’on pourrait en avoir beaucoup plus. Il y a certainement les ressources florales pour cela à Gatineau. Mais on veut que ce soit bien géré et encadré», note le vice-président d’Apicentris.

Déjà, une centaine d’apiculteurs ont été formés par l’organisme.

«On veut démontrer que l’apiculture sans traitement est beaucoup plus viable à long terme que les méthodes commerciales, poursuit M. Berlanga. On veut répandre l’information, qui ne se répand pas en ce moment, former de petits apiculteurs et multiplier leur nombre. On voudrait peut-être aussi organiser une conférence mondiale sur l’apiculture naturelle. On a plusieurs projets.»

«Les abeilles sont extrêmement importantes au niveau de la pollinisation. Les Nations Unies ont émis un rapport l’année dernière indiquant qu’environ 70% des aliments qu’on retrouve dans nos assiettes sont directement dépendant des pollinisateurs. C’est vraiment important de conscientiser les gens à propos des pollinisateurs.»

«Les abeilles sont dans une espèce de crise, leur situation est très précaire présentement. Un taux effarant d’abeilles meurent au Québec. En 2003, 50% des abeilles (domestiques) sont mortes», souligne M. Berlanga.

«Quand on a des pertes aussi énormes, c’est qu’il y a un problème environnemental multifactoriel (l’assèchement des zones humides, l’urbanisation, le recours aux pesticides et herbicides). Nous, on enseigne l’apiculture naturelle sans traitement.»

En comparaison, l’île de Montréal compte quelque 300 ruches. 

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