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24 janvier 2017

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Tout sourire, Henry Burris tire sa révérence

FOOTBALL. Henry Burris a annoncé sa retraite comme il a joué 18 saisons de football: avec le sourire.

Le sourire de «Smiling Hank», comme il était surnommé à travers la Ligue canadienne de football, ne l'a jamais quitté durant toute la conférence de presse mardi midi qui a réuni des dizaines de journalistes, caméramans et photographes.

«C'est un moment pour célébrer», a lancé Burris qui n'a pas pleuré malgré l'émotion.

Le moment était même diffusé en direct sur la chaîne nationale de TSN.

À ses côtés, sa femme Nicole et ses deux enfants. Derrière lui, des coéquipiers tels que Chris Milo, Moton Hopkins, Jon Gott, Zack Evans et Brad Sinopoli entre autres, accompagnés du directeur général Marcel Desjardins et de l'entraîneur-chef Rick Campbell, avec plusieurs autres membres de l'organisation.

Il ne fallait pas s'étonner. Bien que Burris n'aura été que trois ans un membre du Rouge et Noir d'Ottawa, il n'a laissé personne indifférent.

En trois ans, le visage de la franchise de la capitale aura réussi à ranimer le football dans la région, qui avait laissé un goût amer aux partisans depuis les Renegades.

Et sur le terrain, le quart-arrière de 41 ans aura mené une jeune équipe à deux finales de la Coupe Grey, remportant le Saint-Graal du football canadien cet automne.

Un dernier honneur qui permet à «Hank» de quitter dans la gloire.

«J'ai été chanceux de pouvoir pratiquer ma passion jusqu'à 41 ans. Je savais que cette année était la dernière. Quand j'ai remporté la Coupe Grey, il avait un 10-15% qui me disait de rester. Si j'avais été égoïste, je l'aurais fait, mais j'ai pensé à ma famille.»

«Et les plaqués étaient plus durs à encaisser cette saison. Je suis content de pouvoir quitter en santé», a-t-il ajouté.

J'ai été chanceux de pouvoir pratiquer ma passion jusqu'à 41 ans. Je savais que cette année était la dernière. Quand j'ai remporté la Coupe Grey, il avait un 10-15% qui me disait de rester. Si j'avais été égoïste, je l'aurais fait, mais j'ai pensé à ma famille. -Henry Burris

Il a passé les dernières semaines dans les arénas avec ses enfants. Henry Burris ne s'en plaint pas.

L'option d'un retour en 2017, si Ottawa a besoin de lui? Cette porte est fermée, a-t-il répondu. L'équipe est d'entre bonnes mains avec Trevor Harris et les autres pivots et il refuserait d'investir du temps, si ce n'est pas pour être engagé à 100%.

Plusieurs autres portes s'ouvrent à lui, mais il prendra une pause du sport, a tenu à préciser le numéro un du Rouge et Noir.

Le palmarès du natif de Spiro, en Oklahoma comprend trois conquêtes de la Coupe Grey, deux fois nommé Joueur du match en finale, deux titres de Joueur par excellence dans la LCF, deux records à son nom et deux fois nommé sur l'équipe d'étoiles de la ligue.

En carrière, le produit de l'Université Temple aura lancé plus de 7400 passes pour des gains de 63 227 verges et 374 touchés en portant les couleurs des Stampeders de Calgary, des Roughriders de la Saskatchewan, des Tiger-Cats de Hamilton et du Rouge et Noir.

Au final, seulement Anthony Calvillo et Damon Allen auront fait mieux que lui au poste de quart-arrière dans la l'histoire de la LCF.

Burris a aussi tenté sa chance dans la NFL avec les Packers de Green Bay et les Bears de Chicago, en plus d'un court passage en Europe pendant à peine une saison avec le Thunder de Berlin.

Un match à la Place TD devrait être réservé pour célébrer la carrière de cette légende, qui a sa place au Temple de la renommée.

Et qui sait? Son numéro 1 pourrait se retrouver aux côtés des Tony Gabriel et Russ Jackson, juste en haut des loges, là où une dizaine d'anciens numéros de joueurs d'Ottawa brillent.

Des citations à faire décrocher des sourires

Henry Burris a décroché la lune en donnant une Coupe Grey aux partisans d'Ottawa. Avant de s'éloigner des projecteurs et du terrain synthétique de la Place TD, le quart étoile a décroché sourires et rires à sa dernière conférence de presse

«Je me sens un peu comme Barack Obama en ce moment. Mais n'allez pas penser que Trevor Harris est Donald Trump!», a-t-il répondu devant la horde de journalistes et caméras, faisant un rappel des dernières élections américaines.

Les prochains mois ne seront pas de tout repos pour lui. Son esprit de compétiteur a pris le dessus. «Je vais prouver à mes enfants que je suis meilleur patineur qu'eux. Quand je leur dis ça, ils me jettent un drôle de regard. Ils ne croient pas que je vais le faire, mais je vais leur prouver qu'en travaillant fort, tout peut arriver.»

Sa devise? Elle a fait éclater les journalistes présents. «Je m'entraîne pour la plage et je me prépare pour le football. En ce moment, c'est seulement la plage. Je vais continuer à garder la forme. J'ai promis à ma femme de garder le même corps jusqu'à mes 70 ans.»

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