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30 janvier 2017

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Julian de Guzman se retire et réoriente sa carrière

Le capitaine du Fury deviendra entraîneur-adjoint du club

SOCCER. Il avait promis de ne pas pleurer, Julian de Guzman n'a pas pu se retenir de verser quelques larmes.

Près de deux décennies après avoir entamé sa carrière professionnelle, le milieu de terrain de 35 ans a annoncé sa retraite, tant sur la scène internationale qu'avec le Fury d'Ottawa.

Le chant du cygne pour «Captain Canada». Ce surnom lui va comme un gant, car toute sa carrière a tourné autour de la sélection nationale.

Quatre-vingt-neuf apparitions, dont 25 avec le brassard de capitaine. Six participations à la Gold Cup, dont trois fois il a figuré sur l'équipe d'étoiles et à une reprise comme le Joueur par excellence du tournoi.

Un honneur que personne d'autre au pays n'a réalisé.

Ce n'est pas le seul. En plus d'être le joueur canadien avec le plus de matchs avec la sélection, de Guzman a réalisé plusieurs tours de force: une carrière en Europe, meilleur joueur d'un club espagnol de la Liga et aussi joueur désigné en MLS.

Car quand les dirigeants regardent la nationalité, ils grimacent en voyant Canada. Venir d'une nation «nordique» n'a aucune crédibilité à leurs yeux. C'est le défi qu'a dû faire face Julian de Guzman toute sa carrière.

«J'en ai vu plusieurs revenir, car c'était difficile ou parce qu'ils s'ennuyaient de leur maison. On m'a même dit de quitter l'Europe à mes débuts, car les Canadiens n'avaient pas leur place ici», a raconté le capitaine du Fury en 2016.

Je me faisais un devoir d'échanger mon maillot avec ces joueurs pour me souvenir que c'était bien réel. Je n'en revenais pas que ça se produisait.. -Julian de Guzman

Ce milieu défensif au petit gabarit est l'exemple de la persévérance.

Le fils de parents philippins et jamaïcains a dû faire taire les critiques qui disaient qu'un Canadien ne sait pas jouer au soccer.

Ce même joueur qui a rivalisé avec les Michael Ballack, Zinédine Zidane, Ronaldo et Ronaldinho, les meilleurs footballeurs de la planète.

«Je me faisais un devoir d'échanger mon maillot avec ces joueurs pour me souvenir que c'était bien réel. Je n'en revenais pas que ça se produisait. Quand il est venu le temps de signer en Liga, je n'ai pas hésité. Pour moi, c'était presque impossible que ça m'arrive», a lancé de Guzman qui avait un sourire d'enfant en se rappelant de ses souvenirs.

Et si de Guzman a poursuivi avec le Fury, c'est parce qu'il voulait avant tout continuer à porter les couleurs rouge et blanche un peu plus longtemps.

«En 2014, ça faisait huit mois que je n'avais plus de club. Je devais m'en trouver un si je voulais continuer à jouer avec le Canada. C'est là que le Fury est apparu dans le décor», a lancé le natif de Scarborough, en Ontario qui pensait déjà à la retraite depuis deux ans.

«Et j'ai continué jusqu'à ce que mes jambes ne puissent plus», a-t-il ajouté alors qu'il a été obligé de passer sur la table de bistouri à l'automne.

Entraîneur-adjoint chez le Fury

Julian de Guzman ne restera pas trop loin des terrains. En conférence de presse, il a aussi annoncé qu'il rejoignait le personnel d'entraîneurs du Fury d'Ottawa, dernier club avec qui il a évolué au niveau professionnel.

Deux ans après avoir débarqué dans la capitale, le principal intéressé s'attend bien à y demeurer encore quelques années alors qu'il épaulera Paul Dalglish dans ses tâches d'entraîneur-chef.

Par ailleurs, les deux ont bien faire rire la foule

Le nouvel retraité a mentionné que sa première apparition dans le maillot canadien était meilleure qu'avoir un orgasme. «C'est ce genre de sacrifices que j'ai fait dans ma vie», a-t-il ajouté.

Dalglish ne s'est pas gêné pour lui dire qu'il avait raison… à moins que 100 000 personnes l'aient déjà vu en action dans son lit.

Outre ce moment bien cocasse, Captain Canada demeurera encore un exemple pour les jeunes partisans de soccer.

Et s'il a un seul conseil à leur donner, c'est de ne jamais baisser les bras. Julian de Guzman sait de quoi il parle: il n'a jamais abandonné ses rêves de jouer, lui qui a grandi dans la province ontarienne en tentant d'être un exemple pour ses frères plus jeunes. 

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