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27 Octobre 2017

Gatineau aussi a ses ghostbusters

©Éternité paranormal Outaouais

Certains y croient. Pour d’autres, ça relève de la pure fiction.

Michel Labelle, lui, en est convaincu.

Convaincu que la communication avec ceux qui nous ont précédés sur Terre est bel et bien chose possible.

Se définissant comme un chercheur en transcommunication instrumentale, le Gatinois a cofondé en 2009 Éternité paranormal Outaouais, une organisation sans but lucratif qui, comme l’indique son nom, se spécialise dans les phénomènes scientifiquement inexplicables.

Pour faire simple, en compagnie de quatre acolytes, M. Labelle effectue des recherches au cours desquelles, selon ses dires, il parvient à entrer en contact avec des esprits.

«En 2012, raconte-t-il, j’ai visité un appartement du Mont-Bleu qui avait été la scène d’un meurtre plusieurs années plus tôt. Un homme y avait tué sa mère, puis s’était lancé en bas du 8e étage à l’arrivée des policiers.»

«Une mère et sa fille habitaient le logement et connaissaient l’histoire. Un jour, il y avait un gâteau et un gros couteau sur le comptoir de la cuisine. Tout à coup, elles ont entendu un fort bruit. En allant voir, elles ont vu le couteau planté dans le plancher. Elles ont eu peur, car elles savaient qu’il avait été déposé au milieu du comptoir, loin du bord. C’était impossible qu’il soit tombé.»

«Quand je suis arrivé sur place, j’ai entendu une voix me parler. Je n’ai pas compris ce qu’on m’a dit, mais c’était un homme. Il se trouvait à environ trois pieds de moi.»

Des histoires du genre, le retraité du milieu de la santé confie en détenir une foule.

C’est à la suite d’un voyage au Maroc effectué en 2007 qu’il s’est mis à s’intéresser aux phénomènes paranormaux.

«J’étais couché dans une petite maison de campagne. Il y avait juste une pièce. On était six ou sept. Dans la nuit, vers 2h, j’ai entendu quelqu’un pleurer. C’était la voix d’une femme. J’ai ouvert mes yeux, puis j’ai vu quelqu’un se promener de gauche à droite devant moi. Elle n’arrêtait pas de dire: "On m’a tué ici ". Je me suis recouché en me disant que ce n’était pas possible, que tout allait disparaitre. Puis, elle m’a pris par le collet et m’a levé dans les airs deux fois. Mon buste a levé et je suis retombé. Ensuite, j’ai vu une image de gens qui se courraient après dans une grotte et qui se tuaient à coup de fusil. J’étais terrifié.»

À son retour au pays avec sa conjointe, le Gatinois s’est mis à fouiller intensément sur le paranormal.

«J’ai lu des livres pendant un an, sans m’arrêter. Il fallait que je décortique le phénomène. Je voulais savoir ce que j’avais vécu. Avant ce voyage, je ne croyais pas du tout aux fantômes. Comme plein de gens, j’étais septique. Mais quand tu vis un truc du genre, tu vois ensuite les choses différemment», relate-t-il.

«Puis, j’ai rencontré un collègue de travail qui était passionné par tout ça. Lui, il avait vécu de petites choses quand il était plus jeune. C’est à ce moment qu’on a décidé de créer un site web.»

Depuis neuf ans, Michel, Denis et leurs trois complices se déplacent chez ceux et celles qui croient ne pas être seuls à la maison sans toutefois en être certain.

«Notre but, c’est d’aider les gens et de faire de la recherche. Ce n’est pas de faire de l’argent», souligne le principal intéressé.

Il affirme capter des voix, un peu partout, à l’aide d’un banal enregistreur numérique.

«J’ai enregistré des milliers de voix. Certaines fortes, d’autres moins», dit-il.

«Mais on ne peut pas avoir de grosses conversations avec les morts. On entend souvent "très difficile", quand on leur demande de se manifester. Ça me fait capoter, chaque fois. Et 95% du temps, ce sont des voix qu’on capte, pas des images. C’est le cas pour tous les chercheurs de notre genre.»

Tout de même équipé de caméras infrarouges, M. Labelle affirme parfois photographier des orbes, de petites sphères blanches.

Depuis 2009, sa bande et lui ont visité une quarantaine de résidences privées, à Gatineau et dans la Petite-Nation. Et plusieurs cimetières.

«Les gens restent souvent bouche bée quand on leur fait écouter ce qu’on a capté. Mais il ne faut pas avoir peur, rien ne peut arriver. L’imagination est souvent plus forte que la réalité. Les gens pensent qu’il y a un monstre, mais c’est fort probablement quelqu’un qui les aime.»

Pour plus d’info: www.eternite-paranormal-outaouais.org

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