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24 février 2017

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Eddie Edward, le doyen du club

©Freestyle Photography

USL. Bon vivant, Eddie Edward n'a pas pu s'empêcher de rire lorsqu'on lui a fait remarquer qu'il était désormais le plus vieux joueur.

Les départs du gardien Romuald Peiser et du défenseur Rafael Alves ainsi que le passage à la retraite de Julian de Guzman ont fait descendre la moyenne d'âge du Fury d'Ottawa.

La preuve?

Le latéral natif d'Ottawa n'a même pas atteint le cap des 30 ans. Il fêtera son 29e anniversaire à la fin de l'été. Quatre jours plus tard, ce sera au tour d'Onua Thomas Obasi, son coéquipier qui partage l'autre flanc, de le rejoindre.

«Le corps ressent que je vieillis, mais je ne me sens pas vieux sur le terrain», a lancé Eddie Edward, de son vrai nom Giovanni Edson Edward, en blaguant laissant ainsi paraître un grand sourire.

Ce sourire ne quitte jamais le visage d'Edward. Les amateurs de ballon rond de la capitale s'en sont aperçus. Il faut dire que le principal intéressé se plaît dans son patelin.

Il n'y avait pas matière à réflexion. Que le club reste en NASL ou change de ligue comme il l'a fait, mon seul but était de rester à Ottawa. Je n'ai jamais pensé à d'autres options que celle-ci. -Eddie Edward, #3 du Fury d'Ottawa

Libéré par le FC Edmonton à sa demande pour revenir près de sa famille, le produit de l'Université Graceland voulait porter les couleurs de l'organisation du Fury, comme il l'avait fait en 2007 et 2009 lorsque celle-ci avait l'étiquette de club semi-professionnel.

«Il n'y avait pas matière à réflexion. Que le club reste en NASL ou change de ligue comme il l'a fait, mon seul but était de rester à Ottawa. Je n'ai jamais pensé à d'autres options que celle-ci», a déclaré Edward qui a obtenu 26 départs et disputé 2352 minutes sur le terrain en 2016 avec les deux formations canadiennes.

Le défenseur de 6'0 voit ce titre de doyen d'un œil positif disant qu'il doit l'accepter et assumer son rôle de leader.

Car l'entraîneur du onze ottavien a été catégorique: son club ramènera non seulement un titre de championnat à la maison, il remportera la finale du Soccer Bowl à la Place TD en novembre.

Paul Dalglish veut participer aux célébrations du 150e anniversaire alors que la Coupe Stanley sera en visite et la Coupe Grey aura lieu au parc Lansdowne à l'automne.

Et qu'en pense Edward? Même son de cloche.

«On a un objectif: c'est de gagner le championnat ici et nos chances sont grandes de connaître du succès. Je veux me servir de mon expérience pour aider les plus jeunes», a indiqué celui qui s'est blessé jeudi lors d'un match pré-saison.

Parlant d'expérience, le fait qu'il soit le plus vieux est-il un signe que le Fury sera vulnérable à cause de sa jeunesse dans l'alignement.

L'ancien du FC Dallas n'y croit pas du tout. En fait, il apporte même un bémol.

«On est jeune en âge, oui. On joue avec intensité et beaucoup d'énergie, mais l'équipe n'est pas inexpérimentée. Si tu regardes les joueurs, tu vois qu'on a beaucoup d'expériences. On a un solide noyau de joueurs expérimentés et avec beaucoup de talent.»

Et sinon, le deuxième joueur de l'histoire du Fury à avoir percé en MLS a rapidement vu la différence entre la mouture de l'an dernier et celle actuelle.

Sans vouloir pointer personne du doigt, Eddie Edward reconnaît que l'atmosphère est différente.

«Je ne dirais pas qu'il y avait de la chicane dans le vestiaire, mais tu pouvais voir qu'il y avait des cliques. Tout le monde s'entendait bien, mais tu ne voyais pas tout le monde traîner ensemble ou rire ensemble dans le vestiaire. L'ambiance n'est pas comme cette année.»

«Cette équipe est plus unie et c'est ce genre de choses que les équipes championnes ont, qui font la différence et qui peut t'amener loin», a conclu Edward.

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