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11 mars 2017

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Callum Irving de retour au pays

USL. Il célébrera jeudi son 24e anniversaire dans la capitale. Dire qu'il y a quelques années encore, Callum Irving ne croyait pas quitter l'ouest du pays, là où il a grandi.

Plus jeune, Irving se voyait devenir le gardien de but des Whitecaps de Vancouver. Aujourd'hui, son rêve se réalise d'être le portier numéro un d'un club canadien, mais à l'autre bout du pays avec le Fury d'Ottawa. Sa jeune carrière l'a mené jusqu'à l'équipe nationale, d'un océan à un autre en passant par les États-Unis.

Le natif de Vancouver ne le cache pas. Produit de l'académie des W-Caps, l'athlète de 6'1 n'avait qu'un souhait: commencer et terminer sa carrière dans son patelin.

Il était en plein milieu de l'adolescence lorsqu'il s'est retrouvé dans l'école de soccer du club professionnel de la USL, qui aspirait à la division 1, la MLS.

Pour lui, tout était tracé: comme un diamant, on le polirait jusqu'à tant que rendu à l'âge adulte, il soit fin prêt pour prendre la relève.

Mais en grandissant les plans ont changé. Il voyait ce qui se passait avec les gardiens plus vieux que lui.

«J'espérais être le prochain gardien numéro un de Vancouver. J'ai grandi là-bas, c'est le club de ma ville. J'allais les voir jouer quand ils étaient en USL et ça m'encourageait à persévérer, à les rejoindre.»

Son heure n'est cependant jamais venue. Après quatre ans à faire ses armes avec les Académiciens, dont deux saisons dans le groupe des 23 ans et moins, la direction a choisi d'aller dans une autre direction.

Un peu triste de devoir faire ses adieux, Irving n'avait cependant pas de rancœur envers les dirigeants du club qui l'empêchaient de réaliser son rêve.

«Si on me l'avait dit à l'adolescence, je l'aurais pris plus difficilement que ça. J'aurais sûrement été en colère, mais je savais que c'était une possibilité. C'est une bonne chose que ce soit arrivé quand j'avais 18 ans. J'ai eu d'autres opportunités.»

Callum Irving a donc fait ses valises et est allé rejoindre les Wildcats de l'Université Kentucky dans les hautes sphères du soccer universitaire, tout en se faisant remarquer par les hauts-placés de Soccer Canada (appelé en équipes U18, U20, puis senior cet hiver) ainsi que des rangs professionnels aux États-Unis.

Quand je suis parti de Vancouver, j'ignorais quand je reviendrais au pays. Il n'y a pas beaucoup de clubs professionnels canadiens et les places disponibles sont peu nombreuses. Je voulais revenir, j'espérais que ça arriverait, mais je ne m'attendais pas à que ce soit ci-tôt. -Callum Irving, gardien du Fury d'Ottawa

Durant cette période, il a signé un contrat avec les Toros de Rio Grande Valley en USL, mais a aussi été prêté au Dynamo de Houston en MLS comme police d'assurance.

«L'année 2016 a été incroyable», a reconnu le principal intéressé qui avait cependant un désir encore plus grand: celui de revenir au Canada.

Quand il a reçu l'appel de Paul Dalglish à l'automne, il pensait déjà à parapher l'entente.

«Quand je suis parti de Vancouver, j'ignorais quand je reviendrais au pays. Il n'y a pas beaucoup de clubs professionnels canadiens et les places disponibles sont peu nombreuses. Je voulais revenir, j'espérais que ça arriverait, mais je ne m'attendais pas à que ce soit ci-tôt.»

Lorsqu'on l'a contacté, Callum Irving ne s'est pas fait désirer bien longtemps.  Le Fury d'Ottawa allait perdre les services de Romuald Peiser, son gardien numéro un depuis 2014. Le poste de partant était donc disponible, lui qui fera la lutte à Andrew MacRae, troisième portier l'an dernier sous l'entraîneur anglais.

Bien qu'il soit plus jeune que MacRae, Irving a cependant un avantage: il a déjà défendu la cage en USL, connait le circuit et a obtenu de bons résultats avec les Toros.

Surtout qu'il correspond au profil recherché par Dalglish qui veut davantage utiliser son gardien de but en construisant des jeux avec lui.

«Ça fait partie de mon style de jeu de jouer avec ballon au pied. J'aime jouer calme et je ne suis pas quelqu'un qui va s'énerver et crier. Je veux garder mon équipe calme, jouer simple et faire les arrêts demandés.»

Ballon au pied et ne pas crier. Ça sera aux antipodes que Peiser a réservé aux partisans en deux ans et demi.

Reste que le gardien français aguerri, pilier du la mouture championne en 2015, a déjà gagné le titre de Gants dorés dans la NASL

«Je sais que j'ai de grands souliers à remplir, mais quand tu es gardien, tu espères avoir un impact pour ton club. Peiser est un grand gardien et a eu succès. Il place la barre haute, mais ça me motive seulement à faire mieux», a ajouté son cadet d'une douzaine d'années.

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