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06 avril 2017

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Un défenseur qui n'a pas froid aux yeux

©Photo gracieuseté - Chris Hofley/Fury FC

USL. Une vidéo de lui a fait le tour de la planète l'an dernier et Ramon Martin Del Campo n'en est aucunement gêné. Tout au contraire.

Signé durant la saison morte, le nouveau défenseur du Fury d'Ottawa a été une vedette du web lors d'un match avec le Puerto Rico FC dans la Ligue nord-américaine de soccer face au Miami FC pour un jeu pour le moins inusité.

L'arrière de 6'3 a essayé d'arrêter un tir d'un attaquant adverse, qui avait réussi à s'échapper contre le gardien.

Sa glissade pour empêcher un but s'est terminée avec une rencontre de plein fouet avec le poteau. Sauf qu'au lieu d'être un face-à-face, ce sont plutôt ses parties génitales qui ont subi le principal choc.

Le pire dans tout ça? La formation floridienne a fait vibrer les cordages malgré le geste désespéré de Del Campo, qui s'est retrouvé partagé sur de nombreuses chaînes de sports ainsi que sur les réseaux sociaux.

Il y a des gens qui seraient embarrassés, mais pas moi. La vidéo est devenue virale, mais je crois que ça me définit comme joueur. Je suis prêt à tout risquer pour mon équipe, ma ville et mes frères qui sont mes coéquipiers. Si tu as besoin d'une preuve, tape mon nom sur Internet et tu l'auras. -Ramon Martin Del Campo

ESPN SportsCenter l'a d'ailleurs placé dans son «Not Top-10» des jeux de la semaine.

«Ç'aurait été une histoire de Cendrillon héroïque si j'avais réussi, mais tu peux voir que même si je ne suis pas sûr de l'arrêter, je vais tout tenter pour le faire», a avancé le défenseur de 23 ans en riant.

«Il y a des gens qui seraient embarrassés, mais pas moi. La vidéo est devenue virale, mais je crois que ça me définit comme joueur. Je suis prêt à tout risquer pour mon équipe, ma ville et mes frères qui sont mes coéquipiers. Si tu as besoin d'une preuve, tape mon nom sur Internet et tu l'auras.»

Bien que Ramon Martin Del Campo ait terminé la rencontre, cette action a valu des conséquences. Quelques jours après la partie, il a remarqué qu'il y avait un problème avec son «yahoo», comme il le mentionne lui-même en entrevue.

L'Américano-Mexicain a été sur la table du bistouri où il a été opéré, ratant près d'un mois d'activités. La séquence tombait mal: Puerto Rico devait se mesurer au Fury d'Ottawa à deux reprises.

L'ancien de l'équipe américaine U23 a dû faire une croix sur le voyage dans la capitale-nationale. Il avait entendu tellement de bien sur l'organisation ottavienne. Il voulait revenir sur le territoire principal de l'Amérique du Nord et jouer pour une grosse organisation.

«Je voulais jouer pour un patron qui croit en moi, en son équipe et en la mission. J'ai trouvé tout ça ici avec Paul et Ottawa, qui veut un championnat. Le Fury en a gagné un en 2015, le Rouge et Noir a fait de même l'an dernier.»,

«On est dans une ville qui veut un autre championnat et mes coéquipiers et moi, on croit que le prochain sera au soccer ici même», a ajouté Ramon qui à son retour au jeu avait été nommé sur l'équipe d'étoiles de la semaine pour son brio contre les attaquants du Minnesota FC.

Ce n'est pas pour rien qu'il a signé avec le onze de Paul Dalglish. Les deux parties se sont entendues rapidement.

L'entraîneur-chef du Fury voulait mettre la main sur lui. Surtout que les partisans de la Place TD devraient bien aimer le voir en action.

Dalglish n'a pas eu peur à le comparer à un ancien du parc Lansdowne, qui a mené l'équipe au championnat d'automne en 2015: Colin Falvey

«Il est dans le même moule. Il travaille fort à l'entraînement chaque jour. C'est un vrai gagnant, un joueur qui va se battre pour les autres et gagner. C'est quelque chose qui nous manquait l'an dernier, cette attitude de ne jamais abandonner. Ce n'est pas un accident qu'on a signé ce type de joueurs», a souligné le grand manitou du Fury.

Du sable à la neige

Ramon Martin Del Campo a un point commun partout où il est passé dans sa carrière: soleil et plage étaient au rendez-vous. Tant au niveau scolaire qu'universitaire, puis à ses débuts professionnels, l'ancien espoir de la MLS a joué en Californie, au Costa Rica et à Porto Rico.

Tout un contraste lorsqu'il a mis les pieds pour la première fois à Ottawa alors qu'un tapis blanc lui a souhaité la bienvenue à son arrivée.

«Je suis ici depuis fin janvier et j'ai acheté mon tout premier manteau d'hiver il y a trois semaines. C'est un gros changement. J'ai passé les trois dernières années dans des pays où on pouvait toujours se promener en flip-flop», a-t-il déclaré en s'esclaffant de rires.

Ramon avait déjà vu de la neige. À quelques reprises, il a pris part à des week-ends de ski, mais l'expérience ne durait que trois jours tout ou plus.

«Dans ces moments-là, tu aimes la neige. Là, je suis pas mal content de la voir fondre», a-t-il conclu en riant à nouveau.

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