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26 mai 2017

Ramsurrun a prémédité les meurtres de ses beaux-parents

Le verdict est tombé, vendredi après-midi, au palais de justice de Gatineau: Shakti Ramssurun a été reconnu coupable des meurtres prémédités de ses beaux-parents et du meurtre non prémédité de son ex-conjointe.

Le jury a fait son entrée dans la salle d’audience numéro 1 à 16h35, prêt à rendre sa décision, au terme de trois journées entières de délibération.

C’est sans émotion aucune que l’accusé, assis dans le box, a encaissé tour à tour les trois verdicts prononcés par le président juré.

Selon le groupe des douze, l’homme natif de l’Île Maurice a assassiné Claude Lévesque et Louise Leboeuf avec l’intention arrêtée de passer à l’acte, le soir du 23 mai 2012, à l’intérieur de la résidence familiale du 64, rue Félix-Leclerc dans le secteur d’Aylmer.   

Pour ce qui est de l’attaque au couteau mortelle perpétrée à l’endroit d’Anne-Katherine Powers, 20 ans, avec qui il n’était plus en couple depuis peu de temps, le Gatinois d’adoption a agi sans préméditation, a conclu le jury.

Les trois corps ont été découverts au lendemain du drame, enroulés dans des couvertures et couchés sur le plancher de la cuisine.

Malgré des dizaines de coups de couteau de cuisine  reçues par les victimes, peu de traces de sang étaient visibles à l’œil nu par les policiers, à leur arrivée sur la scène, Ramussurun ayant pris soin de nettoyer la maison presque au grand complet après les faits.

Il était incapable de concevoir qu’un autre homme prenne éventuellement sa place aux côtés d’Anne-Katherine et  élève du même coup son jeune fils. Qui plus est, il acceptait mal l’ultimatum que lui avait lancé sa belle-famille afin qu’il se déniche un autre endroit où loger.

Le jeune couple s’était rencontré sur un bateau de croisière sur lequel travaillait Ramsurrun comme serveur.

Souriant après le verdict

Laissant l’impression qu’il s’attendait au jugement rendu, l’homme de 33 ans souriait et avait l’air détendu une vingtaine de minutes après l’annonce du verdict, en conversant avec deux de ses trois avocats durant une suspension de l’audience.

De son côté, le procureur de la Couronne Me Sylvain Petitclerc a indiqué accueillir «favorablement» le dénouement de ce long et complexe procès qui s’est ouvert au début du mois d’avril dernier.

Selon la théorie avancée par la poursuite, «l’événement aurait commencé avec Anne-Katherine Powers, un meurtre qui n’aurait pas été prémédité. Par la suite, le meurtre de Claude Lévesque l’était (prémédité), et celui de Louise Leboeuf était soit prémédité ou dans un contexte de séquestration».

Incarcéré jusqu’à la fin de ses jours?

Par ailleurs, dans le cadre des représentations sur sentence qui auront lieu le 12 juin prochain, le ministère public pourrait demander au juge Éric Downs de la Cour supérieure que les trois peines de pénitencier (ou deux d’entre elles) qui seront prononcées, dont deux seront d’un minimum de 25 ans, s’additionnent entre elles, en vertu de l’article 745.51 du Code criminel canadien.

La peine minimale pour le meurtre au second degré étant fixée à 10 ans, Ramsurrun pourrait donc passer un minimum de 60 ans derrière les barreaux.

«On va examiner la situation à savoir si c’est approprié, dans les circonstances, de demander que toutes les peines ou deux des peines soient consécutives entre elles», a fait savoir Me Petitclerc à sa sortie de la salle de cour.

Si la Couronne va dans ce sens, la défense pourrait contester la constitutionnalité de cette disposition apparue en 2011.

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