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02 février 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Le Brendan Gallagher des Flames

JUNIOR AAA. Ce n'est pas une coïncidence si Nicolas Sauvé porte le même numéro que Brendan Gallagher.

Quand l'attaquant de 5'6 a intégré les Flames de Gatineau, il voulait porter le #11, à l'instar de l'ailier au petit gabarit des Canadiens de Montréal.

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«Depuis son entrée dans la Ligue nationale de hockey, je le regarde jouer. C'est une idole pour moi et un exemple pour tous les petits joueurs, autant ici au Québec qu'ailleurs dans le monde», a mentionné le jeune homme de Gatineau qui dit toutefois ne pas avoir le même mâche-patates que le joueur professionnel.

Il n'y a pas que la grandeur comme comparaison. Sauvé n'a pas froid aux yeux, jouant au hockey avec la même fougue et ténacité. Avant l'arrivée de Gallagher chez les pros, le modèle à suivre était Martin St-Louis. Puis, un joueur comme Johnny Gaudreau entre également dans sa liste de joueurs à imiter.

Puisqu'il n'est pas aussi costaud et grand que les autres, le hockeyeur gatinois de 18 ans a toujours eu à faire ses preuves. Au hockey mineur, il devait trouver un moyen de se démarquer.

Dans les rangs midget AAA, l'ancien de l'Intrépide avait obtenu de bons mots de l'équipe de recrutement des Screaming Eagles du Cap-Breton, devenant même un de leurs choix au repêchage de 2016.

Et quand il a décidé de faire le saut avec la formation junior AAA au lieu de passer une troisième saison avec l'Intrépide, il a encore une fois fait face à l'adversité.

«Les joueurs dans cette ligue sont des hommes. La majorité a 19 ou 20 ans. C'est un jeu plus physique, plus robuste. Le temps de réaction est moins grand», explique Sauvé qui connaît présentement du succès sous les ordres de Jean-François Lavergne.

Ce n'était pas le cas au début de la saison. Son lent départ a eu des répercussions sur sa production offensive, avouant lui-même que ç'a été long avant que les points ne commencent à s'empiler.

Bien que le principal intéressé reconnaisse qu'une campagne soit longue et qu'il y ait des hauts et des bas, les moments les plus difficiles n'ont pas été faciles sur le moral.

«Ç'a été des montagnes russes. J'ai eu une phase où non seulement, je ne faisais pas de points, mais je n'étais pas du tout là. J'étais fatigué, la rondelle ne collait pas. Rien ne fonctionnait. Je suis retourné aux sources, soit aller dans les coins et gagner des batailles.»

«Et ça n'a jamais été dans ma personnalité d'abandonner. Pas aujourd'hui, ni demain», ajoute Nicolas Sauvé, qui a pour le moment enregistré 28 points en 40 matchs.

À la maison

Après avoir été retranché du camp des Screaming Eagles, trois options s'offraient à l'attaquant à la volonté de fer. Retourner avec l'Intrépide, jouer au niveau collégial AAA ou tenter sa chance avec les Flames.

La première option a été écartée et il pensait bien qu'il finirait à Thetford Mines pour poursuivre sa carrière et ses études. Il a cependant décidé de rester dans son patelin.

«Je ne regrette pas ma décision. Je peux jouer à la maison, me concentrer sur le hockey. Quand j'ai eu les discussions, on m'avait parlé d'un poste sur le deuxième trio. Au niveau junior, c'est gros. Ça me permet de mieux me développer. Et aussi, ça me donne un avant-goût du junior majeur et de m'y habituer. C'est mon rêve de jouer à ce niveau.»

Nicolas Sauvé a laissé une forte impression à son deuxième camp junior majeur. Après avoir connu un été de dur labeur, le principal intéressé aurait mis sa main au feu qu'il allait intégrer l'équipe néoécossaise. Mais on lui a finalement dit que même s'il avait le talent, ce ne serait pas pour cette année,

Les dirigeants des Screaming Eagles voulaient qu'il travaille sur son physique, gagner un peu de poids afin de pouvoir être prêt à se mesurer aux joueurs plus vieux, plus costauds.

En théorie, l'attaquant gatinois devait être rappelé durant le temps des Fêtes, mais avec le surplus d'attaquants, on a préféré attendre au lieu de le faire poireauter dans les estrades. Si une blessure arrive ou que Cap-Breton est en visite en sol outaouais, il pourrait recevoir un coup de fil.

«Je veux faire l'équipe. Ce sera peut-être l'an prochain, mais je ne m'en fais pas trop. Mon objectif est de jouer au hockey encore quelques années. J'aimerais aussi pouvoir aller en Europe et tenter ma chance. Pour le moment, je veux juste jouer au hockey», a conclu Nicolas Sauvé, tout sourire.

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