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31 Juillet 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Les anciens combattants sans munition

Lors de la transition à la vie civile

anciens combattants

©Photo gracieuseté - Université d'Ottawa

RECHERCHE. Ils ont servi leur pays, mais une fois de retour, la vie n’est plus la même pour un ancien combattant.

Lui-même ancien officier des Forces armées canadiennes pendant près d’une décennie, Dave Blackburn s’est penché sur la question. Aujourd’hui professeur au département en travail social à l’Université du Québec en Outaouais, il s’est senti interpellé par le sujet.

«Quand on compare avec le Canada anglais, on voit qu’au Québec et même dans le Canada français qu’on est à la remorque d’Ottawa. Ce n’est pas autant développé ici que dans l’ouest. On voulait justement combler ce vide», a mentionné le professeur qui s’est associé avec trois collègues de l’établissement post-secondaire pour traiter le dossier.

Plusieurs projets sont sur la table. D’autres cheminent, le temps qu’on trouve ressources et soutien financier pour aider cette équipe de recherches. Le prochain verra le jour dans les prochaines semaines, justement à la suite d’un coup de pouce bien apprécié de la Patrie gravée sur le cœur.

Grâce à une subvention de 45 000$, M. Blackburn et d’autres professeurs travailleront à répertorier les services en santé mentale au Québec pour les vétérans ainsi que leur famille. Un sondage s’en suivra. Un document sera ensuite publié au printemps à titre de guide.

«Ça sera un grand pas dans le domaine, mais il en reste beaucoup à faire», reconnait le principal intéressé.

Deux autres projets sont bien avancés, dont un par la thérapie assistée par le cheval, animal reconnu pour posséder un ressenti très fort, précise Dave Blackburn, qui est chercheur principal de ce projet. Pour le moment, cinq centres équestres à travers le Canada sont appelés à donner un coup de main.

L’autre initiative est une importante étude qui porte sur la transition de la vie militaire à la vie civile où 100 militaires sont suivis par une équipe de chercheurs pendant 18 mois.

«Et on a d’autres initiatives comme celle pour offrir la gratuité du stationnement pour les vétérans», ajoute le professeur de l’UQO qui veut porter l’accent sur l’appui aux anciens combattants.

Car le principal constat est le manque de ressources pour ces derniers. Le tout est en ce moment centralisé avec le gouvernement fédéral et le ministère pour les anciens combattants. Selon le chercheur, il faudrait changer cette mentalité et de décentraliser le tout, puisque le ministère n’arrive pas à répondre à leurs besoins.

«On veut amener les gouvernements provinciaux, les villes et les organismes communautaires pour mettre plus de services. Ça prend l’aide des communautés pour mettre des initiatives en place. On n’a pu à être à la remorque d’Ottawa. Et ça, c’est un grand défi pour le Québec.»

«Ce qu’on veut, c’est que la population au Québec s’intéresse aux vétérans et à leurs familles pour mieux connaître leurs défis et leurs combats», conclut Dave Blackburn.

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