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16 août 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Claude Larouche passe le flambeau

Claude Larouche Rock Guindon

©Photo Le Gatineau Express - Antony Da Silva-Casimiro

KARATÉ. Pour la première fois en près de 40 ans, Larouche Karaté aura une nouvelle tête dirigeante.

Fondateur du dojo, Claude Larouche a décidé de léguer son projet qui a vu le jour le 19 mars 1979. Son élève Rock Guindon est devenu le 1er juillet dernier le nouveau propriétaire et directeur technique du club de karaté, qui comprend environ 200 membres.

À 62 ans, il était temps pour cet homme d’arts martiaux de laisser sa place.

«C’était rendu difficile, tant pour moi que pour ma femme, d’avoir cette vie tous les jours. Je pouvais donner trois cours par jour et les fins de semaine, je partais en compétition. C’était rendu beaucoup à mon âge, surtout avec la chimio.»

Senseï Larouche a bien caché son état de santé, refusant d’ébruiter la nouvelle plus qu’il ne le faut. Aujourd’hui, il se dit en forme. L’occasion était idéale pour effectuer ce changement.

«C’est la meilleure décision que j’ai prise des dernières années. Surtout que le dojo va rester dans la famille», raconte le co-fondateur de Shitoryu Karaté Canada, qui a par la suite créé la fédération provinciale au Québec.

À ses yeux, ses élèves sont comme des enfants. Et Rock en fait partie, lui qui a démarré le sport il y a vingt-cinq ans. Larouche estime que la décision a été facile à prendre.

Car s’il n’est plus le grand manitou du dojo, il y restera tout de même associé, soulignant même qu’il travaillera de concert avec Rock sur certains projets. Il continuera également à donner quelques cours comme il le fait déjà ainsi que rencontrer une fois par mois les ceintures noires de Shitoryu Karaté Québec.

«Maintenant, je vais avoir plus de temps pour m’entraîner personnellement et pour ma famille, ajoute celui qui a trois petits-enfants. Je suis un grand-papa gâteau. Je pourrais passer plus de temps avec eux.»

Appelez-le «senseï»

Athlète de haut-niveau, entraîneur-adjoint de la formation québécoise, instructeur de niveau 1 cross-fit. Rock Guindon pourra désormais ajouter à son c.v. de karaté le titre de senseï.

«Ça va être une adaptation. Autant pour moi que pour les élèves. Ça va se faire en douceur. En même temps, ce n’est pas pour moi une grosse hiérarchie de plus. Je veux redonner et guider les jeunes du dojo», affirme celui qui est enseignant à l’école primaire de la Montée, soit non loin de Larouche Karaté.

À 31 ans, il sera senseï. C’est jeune pour l’être, admet le principal intéressé. «Mais je fais du karaté depuis 25 ans aussi. J’ai été sur les équipes du Québec et du Canada pendant une quinzaine d’années. J’ai gagné des médailles sur la scène nationale et internationale. Plusieurs médailles, même.»

Dans sa feuille de route, on retrouve notamment des titres aux championnats panaméricains, aux Jeux du Commonwealth ainsi qu’à ceux de la Francophonie. Mais le sacre le plus prestigieux de son palmarès? Sa médaille d’argent aux championnats du monde de karaté shitoryu en 2013, soit juste avant de se concentrer sur les études.

Et aussi pour s’impliquer avec le dojo. Dans les dernières années, Claude et lui avaient échangé sur prendre la relève, mais le processus s’est accéléré dans les derniers mois et s’est officialisé cette semaine lors de la grande réouverture du dojo.

MÊME DOJO, NOUVELLE VOCATION

Le nom demeure le même, mais on ne retrouve plus que seulement du karaté dans les locaux du 867, boulevard Saint-René Ouest.

Quand Rock Guindon a pris la relève, il avait fait savoir à senseï Claude Larouche, qu’il allait apporter des modifications à Larouche Karaté. Et pas simplement des retouches par-ci, par-là.

En renouvelant le bail, l’enseignant de formation a procédé à des rénovations majeures pendant trois semaines. Quand les élèves ont vu le travail lors de la réouverture le 30 juillet dernier, ils n’ont pas pu cacher leur surprise et leur joie.

On a abattu un mur pour créer une salle à aire ouverture, modernisant au passage les installations. Le plus petit dojo servira désormais à du cross-training, un entraînement de haute intensité qui mélange haltérophilie, course et cardio entre autres.

«C’est autant bon pour des athlètes de haut-niveau que Monsieur-et-Madame-Tout-le-monde. Ils n’auront pas besoin de se payer deux abonnements et de courir à deux places pour s’entraîner. Ils pourront tout faire ici. Ça fait d’une pierre, deux coups», indique Guindon qui est également entraîneur de niveau 1 cross-fit.

Larouche Karaté devient un centre d’entraînement de haute performance à la fine pointe. On a même modifié l’éclairage, ajouté de l’équipement, les vestiaires sont modernisés et on a même redonné un coup de pinceau, faisant disparaître les murs jaunâtres.

«Avec mon expérience d’athlète et de ma formation comme entraîneur, je veux préparer les athlètes le mieux possible et on pourra le faire ici», conclut Rock Guindon.

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