Carrières Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Société

Retour

27 août 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

155 km en 26 heures

CAUSE. Joindre l’utile à l’agréable, c’est ce qu’a fait Marc-André Juillet.

L’utile? Amasser des fonds pour la Manne de l’île afin d’aider les personnes plus démunies. L’agréable? Parcourir 162 km à la course, et ce, en une journée.

Ou plutôt en 26 heures et 22 minutes.

Cet ultramarathonien s’est rendu de la Première Moisson à Vaudreuil-Dorion jusqu’à la boulangerie gatinoise où il a été accueilli chaleureusement par famille, amis et collègues. Ça faisait des mois qu’il s’imaginait accomplir cet exploit, lui qui a quitté le siège social de la compagnie pour s’établir en Outaouais avec sa famille en février dernier.

«Je suis un peu fatigué, a déclaré celui qui est copropriétaire de la succursale sur le boulevard Maloney Ouest. C’était la plus grosse distance que j’ai parcourue.»

En 2016, M. Juillet s’est lancé dans son premier ultramarathon, en participant à l’épreuve de 60 km à Bromont. On peut ajouter à ça les 82 km de la Chute du Diable, à Shawinigan, puis le Black Fly Ultra à Chelsea – qui équivaut à 71 km – ainsi qu’une autre compétition où il a couru pendant 80 km.

Le principal intéressé se rappelle aussi d’avoir tenté en 2017 de compléter le fameux 160 km à Bromont, encore une fois, mais a abandonné au 95e km.

En faisant la route de Vaudreuil à ici, ce père de famille a justement pu réaliser cet exploit.

«C’est l’équivalent de 100 miles. Aux États-Unis, il y en a plein de 100 miles et c’est mythique à réaliser.»

Il est encore trop tôt pour déterminer le nombre d’argent récolté qui sera remis à la Manne de l’île. La vente de baguettes à Première Moisson à Gatineau ainsi que les profits amassés lors d’un barbecue organisé pour son arrivée demeurent à comptabiliser.

C’est sans oublier qu’il était également possible d’atteindre le fil d’arrivée avec l’ultramarathonien. Si l’inscription était gratuite, la boulangerie versait 30$ par tête.

«Je trouvais que c’était un beau projet. Quand j’ai appris qu’on ouvrait une succursale à Gatineau, j’ai regardé la distance et ça fonctionnait avec ce que je voulais faire.»

Marc-André Juillet le reconnaît: compléter cette distance seul à pied n’était pas facile. Surtout mentalement. Et marcher sur la route 148 peut s’avérer un exercice périlleux.

«Une chance que j’avais un cycliste devant moi qui avait des phares tout le long du trajet. Le faire à 1h du matin avec des autos qui circulent à une certaine vitesse, ce n’est pas facile.»

Le coproprio de la boulangerie Première Moisson à Gatineau garde la porte ouverte à retenter l’expérience de parcourir à nouveau la distance en 2019.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média