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29 Août 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Clôture maganée et Coupe Vanier

Dimitri Morand

©Photo gracieuseté - James Hajjar - Info07

FOOTBALL. Si Sidney Crosby se pratiquait à lancer dans une vieille laveuse, Dimitri Morand, lui, s’exerçait sur la clôture de ses parents. Jouant nus pieds dans la cour arrière de la résidence d’Aylmer, le jeune garçon à l’époque visualisait la scène.

Il se prenait pour un quart-arrière, en situation de match. «Je ressortais de là avec le dessus des pieds tout couverts de noir. Mon père me sermonnait souvent car à force de lancer, j’ai dû abîmer un peu le métal de la clôture.»

«J’en ai passé du temps dans cette cour à jouer pour le plaisir», ajoute le principal intéressé qui a passé pratiquement tout l’été à Montréal, à s’entraîner et travailler.

Le successeur à Samuel Caron ne peut pas se plaindre. C’est la vie qu’il a choisie. Et avec les Carabins, il navigue dans un univers de réussites et d’ambitions. La Coupe Vanier de 2014 et la participation à la finale font encore jaser aux alentours du CEPSUM.

«C’est le standard ici: gagner la Coupe Vanier. On en parle chaque jour. Tout ce qu’on a fait en ce moment, c’est pour ça», admet l’ancien des Géants de St-Jean qui reconnait qu’il prend cependant ça un match à la fois.

Et la devise est simple: ne pas s’en mettre trop sur les épaules. Si chaque joueur fait son travail, la victoire viendra. Pas question d’essayer d’en faire trop. Et c’est ce répète Morand en entrevue.

«Je dois juste faire mon douzième. Je suis bien entouré. On a un groupe de receveurs expérimentés, on a de bons athlètes comme porteurs de ballons et une grosse ligne offensive. Et à la défense, on a beaucoup de chien. Je dois juste me contenter de faire ce qu’on me demande.»

Stressé? Nerveux d’avoir son premier départ? Du tout. C’est plutôt le contraire. L’étudiant en communications se dit excité par ce nouveau chapitre dans sa carrière.

Morand, qui a écrit son nom à deux reprises dans le livre des records au niveau collégial, ne veut pas chiffrer de plateaux de passes lancées ou de verges accumulées ou de touchés inscrits.

«La seule statistique qui compte, c’est celle qui dit si on a le W (victoire) ou le L (défaite). Si j’ai un bon rendement, tant mieux, mais je préfère avoir autre chose.»

Et cette autre chose, ça s’appelle la Coupe Vanier.

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