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31 Août 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Fidèles au poste depuis le début

KARATÉ. Germain Bisson considère Jean comme son meilleur ami tandis qu’il voit Roch comme un petit frère.

Jean et Rock, c’est Jean Quevillon et Roch Laflamme. Deux visages bien connus chez Karaté Cama.

Pourquoi en parler là? Car si le dojo de Masson-Angers a été créé en 1985, senseï Bisson avait commencé à donner des cours deux ans passés alors qu’il était à l’école de karaté Kingsbury.

«À ce moment-là, il n’y avait pas de cours à l’été. Germain a décidé de faire des classes», explique Jean qui avait démarré le karaté quelques mois plus tôt lors d’un cours au Cégep. Il avait alors décidé de suivre son bon ami d’enfance.

À leurs côtés, se trouvait Roch, qui n’était qu’un gamin de huit ans. Personne ne s’imaginait alors que ce garçon de Masson deviendrait plus tard un grand karatéka.

Et c’était tout. Germain Bisson n’avait que deux élèves pour le premier cours qu’il donnait. Les années ont passé, Jean et Roch ont continué le karaté et ont suivi lorsque Karaté Cama a ouvert ses portes. Depuis, ils ont été fidèles au poste, revenant année après année, et ce, depuis 35 ans.

«Jean a été mon garçon d’honneur à mon mariage. On se connait depuis qu’on est enfant. On est allés à l’école primaire ensemble, puis à l’école secondaire, même au cégep et à l’université. Roch, je le vois comme mon petit frère. Je l’ai connu il y avait huit ans. Je l’ai vu grandir. Ils sont avec moi depuis le jour 1.»

Ces deux premiers apprentis sont ce qu’on retrouve dans l’univers du karaté.

Jean est demeuré dans le volet traditionnel de cet art martial, étant déterminé, concentré, calme, loyal, prenant même la place de Germain quand ce dernier doit s’absenter.

Tandis que Roch a été l’un des meilleurs, si ce n’est pas le meilleur karatéka chez les hommes que le dojo a connu, souligne senseï Bisson sur son protégé devenu entraîneur de l’équipe du Québec.

Et dire que Roch Laflamme n’a démarré le karaté car il voulait imiter les coups qu’il avait vus dans un film de Bruce Lee. Il a même lâché le baseball et le soccer pour se concentrer sur ce sport, réalisant plus tard des succès comme être sacré champion canadien ou ramener une médaille des championnats panaméricains ou encore terminer top 5 aux Championnats du monde.

«Germain a un charisme incroyable. Il a une façon d’enseigner qui vient te chercher. Quand quelqu’un me parle qu’il veut s’inscrire, je leur dis toujours de venir ici regarder et de faire le même exercice dans les autres dojos. Ils vont rapidement le voir que l’ambiance ici est différente. On se sent comme dans une petite famille», raconte Roch.

Après sa carrière d’athlète, c’était évident pour lui qu’il allait continuer avec Karaté Cama, afin de redonner tout ce qu’il a reçu comme apprentissage.

Jean abonde dans le même sens. Il ne s’imaginait pas qu’en 1983, ce cours d’été se transformerait en aventure de 35 ans.

«Germain a des qualités de motivateur autant chez les plus jeunes que les plus vieux. Quand il m’a dit qu’il partait son propre dojo et qu’il allait faire ça temps plein, je savais qu’il réussirait», ajoute le meilleur ami de senseï Germain Bisson.

Chose certaine, ses deux premiers élèves n’ont pas fini de se déplacer jusqu’au 110, rue Georges pour s’entraîner ou donner des cours.

Les Panams

Parlant de Karaté Cama, quatre jeunes sont revenus des championnats panaméricains juniors, au Brésil, avec des souvenirs. C’est entre autres le cas de Véronique Carrière et Laurence Morin, qui ont décroché le bronze en combat par équipe chez les U21. 

Vice-champion l’an dernier, Jérémi Lahaie a pris le cinquième rang en kumite, lui qui entrait dans une nouvelle catégorie. Notons aussi la performance de Jessica Veillette, qui en était à son baptême international

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