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08 Août 2018

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Le fondateur du Festival Western est mécontent

Le fondateur du Festival Western est mécontent

©La Petite-Nation - Louis-Charles Poulin

Michel Sanscartier n’aime pas la direction actuelle du festival sur plusieurs aspects.

FESTIVAL. Michel Sanscartier, qui a fondé le Festival Western de Saint-André-Avellin, est mécontent de voir la direction que prend l’événement depuis les dernières années.

En fondant l’événement avec l’appui de René Boyer en 2001, le souhait de M. Sanscartier était de mettre de l’avant les compétitions de rodéo et les spectacles country avec le festival. Cependant, il juge que l’événement a perdu son identité aujourd’hui en proposant des programmations devenues trop variées. «Sylvain [Maheux] n’aime pas le country», dit-il à l’endroit du président actuel du festival avec qui il dit entretenir un «froid» qui date depuis environ 2005 qui l’a mené à se retirer de l’organisation du festival à l’époque.

En 2018, M. Sanscartier s’est taillé une place pour revenir s’impliquer au sein du conseil d’administration de l’événement. Environ un mois plus tard, il raconte que les autres membres du CA, dont le président Sylvain Maheux, lui ont demandé de remettre sa démission ou que sinon ils allaient voter pour l’exclure. «C’est une injustice ce qui s’est passé là. Il ne voulait pas me voir là et il s’est arrangé avec les autres pour me mettre dehors», déplore M. Sanscartier qui croit que M. Maheux ne fait pas bien les choses et veut tout contrôler. «Il décide tout et c’est le seul qui gère l’argent», avance M. Sanscartier.

De son côté, M. Maheux, président actuel du festival, rejette complètement les allégations de M. Sanscartier en disant qu’elles sont complètement fausses. Tout d’abord, il mentionne qu’il n’a rien à voir avec le départ de M. Sanscartier de l’organisation de l’événement, au début des années 2000. Selon M. Maheux, M. Sanscartier a «laissé tomber» le festival qui à l’époque avait des difficultés financières. «Les dettes s’accumulaient et je suis arrivé dans l’équipe en 2005 avec de nouvelles personnes en voyant le potentiel de l’événement, mais un potentiel différent», dit-il.

«Ce n’était pas viable à long terme et c’est pour ça qu’on a ajouté le volet culturel», fait savoir celui qui fait remarquer qu’il y a tout de même encore des rodéos. Cependant, «avec toute l’insécurité dans le monde du rodéo concernant le bien-être animal», il juge important de miser sur autres choses. «On s’assure que le festival va rester en vie avec notre volet culturel qui est fort», mentionne-t-il en indiquant que les festivaliers adorent la formule actuelle et la programmation variée proposée dernièrement. Il ajoute que la réussite du festival repose sur l’implication de 325 bénévoles et qu’«au niveau financier le festival n’a jamais été aussi bien géré que durant les dernières années.»

Pour ce qui est de cette année, M. Maheux confirme que le conseil d’administration a bel et bien exigé le départ de M. Sanscartier puisqu’«il n’avait aucune compatibilité» avec le reste du groupe. «Plusieurs responsables seraient partis si lui était resté là», affirme M. Maheux.

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