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08 août 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Tournier rêve à l’équipe canadienne

VOLLEYBALL. Lorsque la rentrée collégiale s’entamera en août, Alexis Tournier pourrait se retrouver loin d’ici. Et même être sous le soleil cubain. Mais pas pour des vacances.

C’est que du 25 août au 2 septembre se tiendra à la Havane, capitale de Cuba, le championnat continental NORCECA U21. Après un camp de cinq jours, Volleyball Canada a retenu 17 joueurs, dont le volleyeur gatinois.

Âgé de 18 ans, l’attaquant des Griffons du Cégep de l’Outaouais devra faire sa place sur l’alignement de 12 volleyeurs qui seront envoyés dans les Caraïbes. 

Ses chances? «Je l’ignore. Je vais faire de mon mieux et tout donner. Sinon, je vais avoir passé du temps avec les meilleurs joueurs au pays et ça me permettra de m’améliorer beaucoup pour l’avenir», lance l’athlète de 6’2 et demi.

Sur papier, Tournier a de bons arguments. Dans la ligue collégiale, il a dominé à outrance au chapitre des attaques marquantes (246 contre 166 avec le plus proche) et a terminé deuxième pour le nombre d’as au service. Il a aussi été nommé sur la première équipes d’étoiles, en plus de recevoir une mention académique de la part du RSEQ.

C’est sans oublier qu’aux Jeux du Canada, il était le capitaine de la formation de la Belle Province qui a terminé au quatrième rang. Par ailleurs, il est le seul joueur issu d’un programme du Québec à avoir été sélectionné.

Et quand les autres équipes l’affrontent, la règle numéro un est de ne pas viser sur le jeune homme qui prendra part à sa troisième et dernière saison avec les Griffons à l’automne.

«Ce ne sont pas tous les mêmes joueurs qui sont là. Et je ne suis pas le plus physique. Il y en a des plus grands, qui sautent plus haut et frappent plus fort. On le saura seulement une semaine avant qui fait l’équipe», mentionne le principal intéressé qui envisageait depuis un an à percer le programme national.

Le protégé de Paul Tamburrini chez les Griffons a justement passé le dernier mois et demi à leurs côtés dans le gymnase du centre sportif, là où se tient le camp d’entraînement.

Même si rien ne lui garantit une place, l’aîné d’une famille de quatre enfants ne se plaint toutefois pas de passer autant de temps: il ne pourrait pas demander mieux. Depuis la mi-juillet, les entraîneurs ont donné aux volleyeurs trois semaines de pause, là où ils doivent s’entraîner par eux-mêmes, selon un programme bien défini.

«Pouvoir représenter le Canada, ça apporte beaucoup de fierté. Quand on est jeune, c’est quelque chose à laquelle qu’on pense, qu’on veut, mais c’est tellement loin. Je suis fier de pouvoir avoir le nom Canada dans le dos», souligne l’ailier qui portait justement l’uniforme aux couleurs du pays lors de l’entrevue.

Il ne sera pas le seul volleyeur lié à la région. Isaac Nesbitt de Wakefield, qui porte les couleurs des Mavericks d’Ottawa au niveau civil, est au camp. De même que le Franco-Ottavien, Maxime St-Denis, qui joindra les rangs des Griffons à l’automne.

Et comme adjoint, on retrouve aussi l’entraîneur gatinois Glenn Hoag, qui a déjà été à la barre de la troupe canadienne jusqu’en 2016.

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