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L'Autre chez soi gagne le gros lot


Publié le 17 mars 2013
L'Autre chez soi
Antony Da Silva-Casimiro

L'organisme du secteur d'Aylmer venant en aide aux femmes a remporté la mise au Bostaurus. Plusieurs organismes espéraient mettre la main sur cette grosse somme d'argent, mais L'Autre chez soi a semblé avoir touché le cœur des «participants».

Pour mettre en contexte, le nombre 100 était à l'honneur: cent femmes, cent façons, cent dollars et cent jours pour récolter l'argent. Et le comble de tout ça: les gagnantes étaient littéralement sans mot lorsqu'elles ont pris la parole pour exprimer ce qu'elles ressentaient.

«On avait préparé un gros discours, mais une fois arrivée en avant, on était figés. On ne savait plus quoi dire. On est heureuses. On le sait que les autres organismes aussi le voulaient», a indiqué Nathalie Quesnel, travailleuse sociale à la maison depuis 20 ans.

Elle et sa collègue Marie-Lou McMurray travaillent à la maison d'aide et d'hébergement, qui offre des services en français. Vivant dans une communauté bilingue où la langue de Shakespeare est aussi présente, elles se serviront de l'argent pour répondre à ce besoin.

«On a une gamme de services de prévention et de sensibilisation qui se retrouve dans les écoles francophones. On veut aussi être capable de le faire pour les établissements anglophones et leur offrir les mêmes services», a-t-elle ajouté.

Des ateliers, tels que l'estime de soi, la confiance, le contrôle et la violence dans les relations amoureuses, sont donnés à des élèves du secondaire. «Il faut commencer en bas âge, car c'est à ce moment que ça débute. On ne peut pas continuer à attendre. C'est notre relève.»

L'Autre chez soi offre également un groupe de support, nommé Antidote, qui sert aux femmes victimes de violence, mais aussi à celles qui ont besoin de travailler sur leur cheminement personnel.

Il faudra attendre encore quelques jours avant que l'organisme puisse s'en servir. Avant tout, il faudra contacter les commissions scolaires anglophones pour entreprendre les démarches et installer les différents programmes dans les écoles. Si tout va bien, on devrait voir les premiers groupes de sensibilisation dès la prochaine rentrée scolaire.