Des bourses pour stabiliser le roulement de personnel

Benoit Sabourin
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Pas facile la vie de propriétaire de casse-croûte quand il faut gérer un roulement incessant de personnel. Un jeune entrepreneur de la région a bien compris ce principe et offrira des bourses d’études de 500$ aux étudiants qu’il embauchera cette année.

Pier-Guy Larochelle est propriétaire de la Cabane dans le secteur de Masson-Angers depuis trois ans.

Pier-Guy Larochelle est propriétaire de la Cabane dans le secteur de Masson-Angers. Il a passé six ans à gérer l’endroit avant de devenir propriétaire il y a un peu plus de trois ans. «La Cabane, ça coule dans le sang des Larochelle depuis 41 ans», dit-il fièrement.

Personne n’est dupe: le travail de serveur de casse-croûte est plutôt demandant. Sans climatiseur, les étés peuvent être difficiles. «Les gens ont souvent un préjugé défavorable envers ce genre de travail, indique le propriétaire de 28 ans. J’essaie de trouver des trucs pour attirer du personnel et le garder en place. Ça peut permettre de stabiliser mon bassin.»

Pier-Guy s’attend à embaucher environ 13 étudiants cette année. Six ont déjà été sélectionnés. La condition pour obtenir la bourse? L’employé doit se diriger ou être déjà en voie de se diriger vers des études collégiales ou professionnelles. Il doit aussi compléter six mois de travail alors que la saison des casse-croûtes s’étend généralement d’avril à novembre.

Avec la hausse des frais de scolarité qui fait la manchette depuis plus d’un mois au Québec, les bourses d’études prennent encore plus d’importance, soutient Pier-Guy. Est-ce que son idée pourrait inciter d’autres employeurs du coin à réagir? «Je m’occupe de ma petite affaire, répond-il. Si d’autres gens embarquent, tant mieux. C’est certain que si toutes les PME de la région embarquaient, ça serait bien.»

Lieux géographiques: Secteur de Masson-Angers, Québec

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